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Christian Pulisic prolonge avec l’AC Milan jusqu’en 2031

Le message est tombé comme un manifeste.

« La mission de Captain America sous le maillot rossonero continue. »

En une phrase, l’AC Milan a scellé l’avenir de Christian Pulisic et envoyé un signal clair au reste de l’Europe : sa star américaine ne bougera pas.

Un contrat XXL jusqu’en 2031

Arrivé en 2023 en provenance de Chelsea, Pulisic a paraphé un nouveau contrat de cinq ans, qui le lie au club lombard jusqu’en 2031. Une prolongation lourde de sens pour un joueur qui entrait dans la dernière année de son précédent bail.

Le deal est à la hauteur du statut qu’il a acquis à Milanello. Salaire de base garanti : 6,5 millions d’euros par saison. Avec les bonus et primes prévus, le total peut grimper jusqu’à 10 millions d’euros. Une structure qui récompense la performance, exactement comme le souhaite la direction milanaise.

Ce nouvel accord n’est pas tombé du ciel. Les discussions n’ont réellement démarré que le 23 septembre, malgré un été marqué par les approches de New York City FC. Le club italien avait alors fermé la porte, sans ambiguïté : Pulisic n’était pas à vendre.

Le 28 octobre, The Athletic révélait que les négociations étaient entrées dans une phase avancée. Vendredi, Milan a officialisé la signature, en parlant d’un « engagement partagé pour s’appuyer sur les progrès accomplis ces dernières années, avec l’ambition de continuer à se développer, atteindre de nouveaux accomplissements et écrire d’autres chapitres inoubliables de l’histoire du club ». Tout est dit.

Un bilan déjà solide en rouge et noir

Sur le terrain, Pulisic n’est pas qu’un symbole marketing ou un pont vers le marché américain. Ses chiffres parlent pour lui.

Depuis son arrivée en 2023, il a disputé 143 rencontres sous le maillot milanais, inscrit 44 buts et délivré 28 passes décisives. La saison passée, malgré une série de pépins musculaires, il a trouvé le chemin des filets à 10 reprises en 34 matches. Une production régulière, dans un contexte physique loin d’être idéal.

Cette saison, il revient justement d’une petite alerte : une fissure de stress à la jambe, contractée lors du huitième de finale de Coupe du monde. Rien de grave à long terme, mais suffisant pour le freiner. Revenu aux affaires, il a déjà marqué deux fois et offert une passe décisive en neuf apparitions, toutes compétitions confondues.

Le contraste est frappant : blessure, coup d’arrêt, puis retour immédiat à un niveau compétitif. C’est ce profil de joueur – capable de repartir sans trembler – que Milan a choisi de verrouiller pour la décennie.

Le visage d’un club tourné vers l’avant

Sur la scène internationale, Pulisic reste la tête d’affiche de la sélection américaine. Lors de la dernière Coupe du monde, coorganisée par les États-Unis et deux autres pays, il a disputé quatre matches avant l’élimination face à la Belgique en huitièmes de finale. Un tournoi interrompu trop tôt pour lui, mais qui a confirmé son statut de leader offensif.

À Milan, ce leadership prend une autre forme. Moins dans les déclarations, davantage dans la constance. Son volume de jeu, sa capacité à attaquer les espaces, à changer le tempo d’un match en une accélération, ont fini de convaincre la direction sportive qu’il devait être au centre du projet.

La prolongation actée jusqu’en 2031 ne se résume donc pas à une opération comptable. Elle fige une hiérarchie offensive, fixe un repère dans le vestiaire et dessine le contour d’un Milan qui veut grandir avec ses hommes forts, pas les voir partir au sommet de leur valeur.

Le club a choisi son visage pour les années à venir. Captain America restera rossonero. Reste à voir jusqu’où il pourra les emmener.