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Chelsea : Anselmino freiné, retour imminent de Martinez masqué

À Chelsea, certains dossiers avancent, d’autres s’enlisent. Celui d’Aaron Anselmino commence sérieusement à ressembler à une histoire contrariée.

Recruté à prix fort en provenance de Boca Juniors – autour de 17 millions de livres – à l’été 2024, le défenseur argentin attend toujours sa première minute en Premier League. Un paradoxe pour un club qui a misé si lourdement sur son potentiel. Dans le quartier de SW6, il est presque devenu un homme de l’ombre.

Après son arrivée, Anselmino a enchaîné les déplacements sans jamais vraiment s’installer. Une fois son tournoi international terminé, Chelsea l’a envoyé en prêt à Borussia Dortmund. L’aventure allemande a été coupée net en janvier, rappel express à Londres, avant un nouveau départ dans la foulée vers Strasbourg pour la seconde partie de la saison 2025-26. Là-bas, son corps l’a lâché : seulement trois apparitions, freinées par des pépins physiques à répétition.

Son dernier match sous le maillot de Chelsea remonte à un simple amical de pré-saison, en août, face à Johor Darul Ta'zim. Même là, la soirée s’est mal terminée : sorti avant la demi-heure de jeu, encore une fois touché.

Un nouvel arrêt pour Anselmino

Le scénario se répète. Le défenseur sera absent pour le choc de Premier League contre Manchester United samedi, la faute à une nouvelle blessure, dont la nature n’a pas été détaillée. L’entraîneur, Alonso, refuse de précipiter quoi que ce soit.

« Il a eu quelques soucis, quelques blessures, et il lui faudra encore quelques semaines avant d’être totalement apte. On doit être prudents avec lui parce qu’il en a déjà eu plusieurs, donc il n’est pas encore prêt », a-t-il expliqué.

Le message est clair : pas question de brûler les étapes. Anselmino reste un projet à moyen terme, mais le temps commence à peser. Chaque semaine sans feuille de match repousse un peu plus ce fameux premier pas en Premier League.

Martinez, du brancard au masque

Dans le même temps, le dossier du gardien Martinez offre un contraste saisissant. Sorti sur civière lors de la victoire 2-0 de Chelsea sur la pelouse d’Everton, au Hill Dickinson Stadium, après un choc violent avec le défenseur Jarrad Branthwaite, le portier de 34 ans semblait promis à une longue absence.

Les premières estimations parlaient de six semaines sur la touche. Le club s’était préparé à vivre sans lui. Mais le vétéran refuse de disparaître si facilement des radars.

Alonso a révélé que Martinez pourrait finalement revenir plus tôt que prévu, potentiellement dès la rencontre contre Sunderland, juste avant la trêve internationale. Un retour conditionné à une protection particulière.

S’il est apte, il jouera avec un masque facial. Un symbole de sa détermination autant qu’une nécessité médicale.

« Oui, il y a une chance. On doit encore attendre la semaine prochaine, on verra comment les choses évoluent. Mais il y a une chance », a confirmé Alonso.

Entre un jeune défenseur encore bloqué au point de départ et un gardien expérimenté prêt à revenir masqué pour reprendre son poste, Chelsea illustre, une fois de plus, à quel point une saison se joue aussi dans les couloirs de l’infirmerie.