Angleterre écrase le Sri Lanka à Cardiff et remporte la série T20
À Cardiff, l’Angleterre n’a pas simplement gagné. Elle a écrasé. Une poursuite expéditive, une démonstration de puissance, et une série déjà bouclée avec un match d’avance.
Le tableau est brutal pour le Sri Lanka : 145-9 en 20 overs, réponse anglaise à 146-4 en… 12,1 overs. Six guichets d’écart, mais surtout un gouffre dans l’intensité et la confiance.
Un départ sri-lankais flamboyant… puis l’effondrement
Pendant cinq overs, on a cru à une autre histoire. Les ouvreurs sri-lankais démarrent tambour battant, 55-0 après 5 overs, le ton semble donné. Le ballon vole, le rythme est là, l’Angleterre recule un instant.
Puis Liam Dawson entre vraiment dans son match. Dernier over du powerplay : deux guichets, l’élan sri-lankais brisé net. À partir de là, l’attaque anglaise serre l’étau.
Les chiffres racontent le naufrage : 9 guichets pour 90 points après ce départ prometteur, seulement 12 runs ajoutés sur les quatre derniers overs. De 55-0 à 145-9, la chute est rude.
Dawson boucle sa soirée avec 3-32, Jamie Overton ajoute 2-23, et Sonny Baker se distingue encore. Son spell est chirurgical : 1-15, avec un over vierge ponctué d’un guichet dans le 19e. Le Sri Lanka termine en boitant là où il avait commencé en trombe.
Banton finit le travail, à sa manière
Pour l’Angleterre, la réponse est immédiate, presque insolente. Jos Buttler et Aneurin Donald ouvrent en mode assaut : 51 points en 4,3 overs. Les deux tombent coup sur coup, 30 pour Buttler, 21 pour Donald, mais le ton est donné. Il n’est plus question de calcul, seulement de domination.
Au milieu de cette cavalcade, le capitaine Harry Brook chasse un record. Il a besoin de 49 points pour dépasser la marque de Tilak Varma, 336 runs en T20 internationaux sans être une seule fois éliminé. Il frappe trois sixes, 23 runs en seulement huit balles, et semble lancé vers l’histoire. Puis Eshan Malinga surgit, plonge, et s’offre une prise splendide. Brook s’arrête là, à bonne distance du record, mais sans casser le rythme de son équipe.
Car derrière, Tom Banton prend le relais et s’installe au centre du récit. Invaincu à 52 sur 24 balles, il plie la poursuite avec un mélange de calme et de violence contrôlée. Quatre sixes, des frappes nettes, une lecture parfaite de la situation. La cible, déjà modeste, devient dérisoire.
L’Angleterre atteint 146-4 en un peu plus de douze overs. Le public n’a même pas le temps de s’asseoir dans une tension quelconque. Le match est joué, la série aussi.
Une machine à gagner
Ce succès ne tombe pas du ciel. Depuis le début de l’été dernier, l’Angleterre avance sur le format court comme une équipe en mission : 22 victoires sur ses 25 derniers T20 complétés. Un pourcentage de réussite de 88 %, très loin devant les autres grandes nations, l’Inde pointant derrière à 73 %.
Sous la direction de Brendon McCullum, cette équipe impose un tempo que peu de sélections supportent. À Cardiff, la comparaison avec le Sri Lanka est cruelle : d’un côté, une formation fluide, agressive, sûre de son plan ; de l’autre, un collectif qui flambe quelques overs avant de se déliter.
Après 135 points seulement inscrits lors du premier match, les Sri-Lankais pensaient avoir corrigé le tir avec ce départ à 55-0. Ils repartent avec davantage de frustration encore : l’occasion manquée est flagrante, la fin d’innings, catastrophique.
Old Trafford en guise de confirmation
La série se terminera à Old Trafford samedi. Sur le plan comptable, tout est déjà réglé : l’Angleterre mène 2-0, série gagnée. Mais pour une équipe qui reste invaincue en T20 cet été, la question est désormais ailleurs.
Jusqu’où peut aller cette dynamique, et qui, dans ce format, est réellement capable de l’arrêter ?




