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Alvarez et le rêve Barça : un été perdu pour Arsenal

Arsenal a cru à l’ouverture. A une bascule de dernière minute. Mais Julian Alvarez n’a jamais vraiment tendu l’oreille. Le champion du monde argentin a été clair tout l’été : s’il quittait l’Atlético de Madrid, ce serait pour le FC Barcelona, et pour personne d’autre.

Le club londonien a pourtant joué la montre jusqu’aux dernières heures du mercato. Convaincu que le temps finirait par fissurer la détermination du joueur, Arsenal a multiplié les tentatives pour le ramener en Premier League. Rien n’y a fait. Alvarez n’a pas bougé d’un millimètre : Barcelone ou rien.

Un triangle tendu : Atlético, Barça, Arsenal

Un élément a pourtant entretenu l’espoir côté Emirates. L’Atlético a refusé catégoriquement de vendre Alvarez directement au Barça, irrité par la façon dont le club catalan a approché le dossier. Madrid ne voulait ni céder à la pression, ni renforcer un concurrent direct en Liga comme en Ligue des champions.

Ce refus a ouvert une brèche pour Arsenal. Sur le papier, le plan était limpide : offrir à Alvarez un rôle majeur à Londres, dans une équipe déjà compétitive, avec la promesse d’un nouveau cycle offensif autour de lui. Dans les faits, le dilemme du joueur s’est résumé à deux chemins proposés par l’Atlético : rester à Madrid… ou filer à Arsenal.

Il a choisi de rester.

Ce simple choix referme un mercato entier pour les Gunners. Alvarez figurait parmi les cibles prioritaires, le type de profil capable d’ajouter une couche de créativité, de mobilité et de tranchant à une attaque déjà bien armée. Arsenal pensait tenir là l’élément pour changer de dimension. Il restera une hypothèse.

Le Barça en ligne de mire, encore et toujours

La situation est paradoxale. Alvarez veut Barcelone, Barcelone veut Alvarez, mais l’Atlético verrouille toute voie directe. Le joueur, lui, accepte de patienter. Il prolonge son aventure à Madrid en attendant qu’une fenêtre s’ouvre enfin vers la Catalogne.

Pour Arsenal, l’échec est double : sportif, évidemment, mais aussi symbolique. Perdre un tel dossier face à un club qui, au final, ne recrute même pas le joueur, souligne la force d’attraction intacte du Barça sur certains profils… et les limites de séduction des Gunners dans ce type de bras de fer.

Gerrard, spectateur… et soulagé

Du côté de Liverpool, cette issue ne fait pas que des malheureux. Steven Gerrard a suivi le feuilleton de près et n’a pas caché son soulagement de voir Alvarez rester loin de l’Emirates.

Interrogé sur la position de l’Atlético, l’ancienne icône de Liverpool a validé la stratégie du club madrilène, qui refuse de se transformer en pourvoyeur de talents pour ses rivaux directs, que ce soit en championnat ou en Ligue des champions. Selon lui, la logique sportive du club prime : ne pas renforcer un concurrent, ni en Espagne, ni en Europe.

Puis Gerrard a lâché ce qu’une bonne partie d’Anfield pense tout bas : il est « content » qu’Alvarez n’ait pas signé à Arsenal. Un aveu qui en dit long sur la cote du joueur et sur la perception du potentiel des Gunners si l’Argentin avait rejoint Londres.

Arsenal sans Alvarez, Alvarez sans Arsenal

Arsenal doit désormais avancer sans ce renfort rêvé. L’effectif reste armé pour jouer les premiers rôles, mais l’occasion de greffer un attaquant de ce calibre ne se présente pas chaque été. Le club londonien a mis le temps, l’énergie et une partie de sa stratégie offensive sur ce dossier. Il repart les mains vides.

Alvarez, lui, continue sa route avec l’Atlético, coincé dans un entre-deux : déterminé à porter un jour le maillot blaugrana, mais contraint de composer avec un club qui refuse de servir le Barça sur un plateau. Il joue, il marque, il attend.

La question est désormais simple : qui cédera le premier, l’Atlético dans sa fermeté… ou Alvarez dans sa fidélité au rêve barcelonais ?