Zidane nomme Mbappé capitaine et lance la révolution des Bleus
Zinedine Zidane n’a pas attendu pour trancher. Pour son premier rassemblement à la tête de l’équipe de France, le nouveau sélectionneur a confirmé ce que tout le monde pressentait : Kylian Mbappé sera bien le capitaine des Bleus. Le brassard reste sur le bras de la superstar de Real Madrid, mais cette fois dans un nouveau cycle, avec un nouveau patron sur le banc.
Mbappé, capitaine d’ère Zidane
Mbappé sort d’une Coupe du monde étincelante. Capitaine, leader offensif, meilleur buteur du tournoi avec 10 réalisations, il a porté la France jusqu’en demi-finales avant de buter sur l’Espagne, future championne du monde. La défaite a mis fin à quatorze années de règne de Didier Deschamps, couronné en 2018 et finaliste en 2022.
Zidane, lui, arrive avec un héritage immense et une histoire intime avec le maillot bleu. Il a partagé le terrain avec Deschamps lors du sacre mondial de 1998 et du titre européen de 2000. Désormais, il prend sa succession avec un contrat de quatre ans et l’ambition clairement affichée de reconstruire sans tout casser.
Confirmer Mbappé capitaine, c’est s’appuyer sur le visage le plus fort de la génération actuelle. C’est aussi envoyer un message : la continuité dans le leadership, la nouveauté dans le reste.
Un nouveau cycle, un calendrier tout de suite relevé
Le baptême du feu de Zidane ne se fera pas en douceur. Les premières rencontres arrivent vite, dans un cadre exigeant : la UEFA Nations League.
Les Bleus débuteront par un déplacement en Turquie vendredi prochain, avant un choc face à la Belgique à Bruxelles le 28 septembre. Le premier rendez-vous au Stade de France est fixé au 2 octobre, contre l’Italie, puis une nouvelle réception de la Belgique trois jours plus tard. D’entrée, un parfum de grandes affiches, sans période de rodage.
Des choix forts, des têtes nouvelles
Pour cette première liste, Zidane ne s’est pas contenté de reconduire les habitués. Il a ouvert la porte, parfois en grand.
En défense, la surprise la plus marquante se nomme Jeremy Jacquet. À 21 ans, le défenseur central de Liverpool profite de ses débuts convaincants en Premier League pour découvrir le groupe France. Une récompense express, mais assumée.
Devant, Esteban Lepaul, meilleur buteur de Ligue 1 la saison passée avec Rennes, obtient enfin sa première convocation. Son efficacité en club le propulse logiquement dans le secteur offensif des Bleus, où la concurrence reste féroce.
Au milieu, Lucas Da Cunha, révélation à Como en Serie A, rejoint lui aussi la sélection. Sa polyvalence et son volume de jeu ont séduit le nouveau sélectionneur. Andy Diouf, utilisé milieu ou piston à Inter Milan, fait également son apparition, tout comme le gardien de Toulouse, Guillaume Restes.
Des noms qui n’étaient pas dans le paysage il y a encore quelques mois et qui symbolisent le coup de balai discret mais réel initié par Zidane.
Des absences qui marquent
Qui dit arrivées dit aussi sacrifices. Certains visages forts du dernier Mondial disparaissent de la première liste de Zidane.
Aurelien Tchouameni, milieu de Real Madrid, n’y figure pas. Marcus Thuram, attaquant d’Inter, non plus. Des choix sportifs, assumés, dans un secteur où la concurrence explose. William Saliba, défenseur d’Arsenal, manque lui la liste en raison d’une blessure.
Ces absences dessinent déjà un changement de hiérarchie. Rien n’est figé, mais le message est clair : personne n’a de passe-droit, pas même ceux qui étaient du voyage au Mondial.
Une ossature maintenue, un visage rafraîchi
Malgré ces nouveautés, l’ossature reste solide. Mike Maignan (AC Milan), Robin Risser (Lens) et Guillaume Restes (Toulouse) se partagent le poste de gardien.
Derrière, Zidane s’appuie sur Ibrahima Konate (Real Madrid), Pierre Kalulu (Juventus), Jules Kounde (Barcelona), Maxence Lacroix (Chelsea), Adrien Truffert (Bournemouth) et Dayot Upamecano (Bayern Munich), en plus d’Andy Diouf et Jeremy Jacquet.
Au milieu, la technique et l’énergie seront assurées par Eduardo Camavinga (Real Madrid), Rayan Cherki (Manchester City), Lucas Da Cunha (Como), Manu Kone (Roma), Adrien Rabiot (AC Milan) et Warren Zaire-Emery (Paris Saint-Germain).
Devant, le secteur offensif a fière allure : Bradley Barcola (Liverpool), Ousmane Dembele, Desire Doue et Esteban Lepaul (Rennes), Michael Olise (Bayern Munich), sans oublier la pièce maîtresse, Kylian Mbappe (Real Madrid).
Un mélange de cadres déjà installés, de talents en pleine ascension et de paris assumés. Exactement le type de cocktail qu’un nouveau sélectionneur aime façonner.
Le début d’une ère à haute pression
Zidane sait ce qui l’attend. Il succède à un sélectionneur champion du monde, il dirige une génération dorée, il retrouve un public qui ne lui pardonnera ni la tiédeur ni la résignation.
En confirmant Mbappé capitaine et en ouvrant la porte à une nouvelle vague, il pose les bases de son mandat : responsabilité maximale pour sa star, méritocratie pour les autres, et une exigence qui ne baissera pas.
La Nations League servira de premier baromètre. La vraie question, désormais, n’est plus de savoir si Zidane est à la hauteur de l’héritage. Elle est de savoir jusqu’où ce duo Zidane–Mbappé peut pousser les Bleus dans les quatre prochaines années.




