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Wolff ferme la porte à Verstappen : Mercedes choisit son avenir

Pendant des mois, le paddock a vécu au rythme d’un même scénario : Max Verstappen chez Mercedes, comme dénouement logique au chaos grandissant chez Red Bull. Toto Wolff ne s’en cachait pas, il courtisait ouvertement le triple champion du monde. Le contexte semblait idéal : un Kimi Antonelli encore débutant, un George Russell jugé un temps trop timide pour aller chercher Verstappen roue dans roue sur une saison entière.

La suite a pris une autre tournure.

À mesure que la tempête grondait à Milton Keynes, la maison Mercedes s’est structurée. Antonelli a commencé à impressionner, à Shanghai notamment, où l’Italien a offert à l’écurie de Brackley une victoire majuscule. Dans le parc fermé du Shanghai International Circuit, ce 15 mars 2026, Wolff célébrait avec son rookie comme avec un pari déjà gagné. Dans le même temps, Russell a sécurisé son avenir avec un contrat longue durée. Le message était clair : la relève, Mercedes l’a déjà.

De l’autre côté, Verstappen a choisi la continuité. Plutôt que plonger dans l’inconnu, le Néerlandais est resté fidèle à la seule équipe qu’il ait connue en F1. Il vient de parapher un nouveau bail qui le lie à Red Bull jusqu’en 2033, prolongeant une histoire commencée adolescent et devenue l’une des plus dominantes de l’ère moderne.

Interrogé par Sky Sports sur ce tournant du marché des pilotes, Wolff a insisté sur un point : Mercedes n’a pas été prise de court.

« Je pense que le plus important, c’est que nous avions de la clarté dans l’équipe depuis longtemps », a-t-il expliqué. « Nous sommes engagés avec George et Kimi et, d’une certaine manière, ce qui s’est passé était une conséquence logique. Maintenant, la silly season est officiellement annulée, et tout le monde peut se concentrer sur la course. »

Le ton est posé, presque soulagé. Le patron de Mercedes assume pleinement son choix de verrouiller son duo plutôt que de tout remodeler autour de Verstappen. Quand on lui demande s’il ressent la moindre déception après la prolongation du Néerlandais, la réponse fuse :

« Non, pas du tout. Nous nous connaissons bien. Avec Kimi et George, c’est la combinaison parfaite que nous avons, l’alignement parfait. Donc aucune déception. »

Pendant que Mercedes ferme la porte, Verstappen, lui, en ouvre une autre à Milton Keynes. En prolongeant si loin, il mise sur Laurent Mekies, l’homme chargé de relancer une machine Red Bull en perte de repères par rapport à son âge d’or. Le Néerlandais place sa foi dans la capacité de l’équipe à lui offrir une voiture compétitive dans ce cycle réglementaire, à combler l’écart, à redevenir un prétendant régulier à la victoire.

Chez Mercedes, le tableau est limpide : Russell entre dans ses années de plénitude, Antonelli est encore loin de son plafond. Un pilote au sommet de sa maturité, un prodige qui ne fait qu’effleurer son potentiel. Wolff estime tenir là son présent et son futur.

Verstappen, lui, a décidé de rester au cœur du projet Red Bull pour presque une décennie de plus. Deux paris forts, deux trajectoires assumées. La prochaine génération de titres se jouera entre ces choix-là.