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Vacherot – Lehecka : Une finale décisive à Bâle

À la St. Jakobshalle de Bâle, ce dimanche, ce n’est pas seulement un titre ATP 500 qui se joue. Pour Valentin Vacherot, c’est peut‑être la semaine qui change une carrière. Pour Jiri Lehecka, l’occasion de confirmer qu’il appartient durablement au haut de l’affiche.

Lehecka, le marteau au service

Jiri Lehecka arrive en finale avec les épaules larges. Sa demi-finale contre Jan-Lennard Struff a été un test de caractère. Mené après un premier set perdu 6-3, le Tchèque a serré le jeu, haussé l’intensité et retourné le match : 7-5, 6-4 sur les deux manches suivantes.

Son service a fait la loi : 22 aces, une pluie de premières balles gagnantes et un jeu global parfaitement en place. Quand Lehecka entre dans ce registre, il devient extrêmement difficile à déloger. Sa dynamique des dernières semaines va dans le même sens : il avance, il s’installe, il confirme.

Vacherot, la semaine de la confirmation

En face, Valentin Vacherot vit peut-être les jours les plus forts de sa jeune carrière. Le Monegasque ne se contente plus d’être une belle promesse : il frappe désormais à la porte des tout meilleurs.

Sa victoire nette face à un Taylor Fritz en pleine forme (7-6, 6-3) a marqué les esprits. Mais ce succès ne sort pas de nulle part. Après une bonne saison 2025, 2026 ressemble à une véritable année de décollage. Cette semaine, il joue avec une confiance froide, presque clinique.

La liste de ses victimes à Bâle en dit long : le prodige espagnol Rafael Jodar, le Danois Holger Rune, puis Fritz. Match après match, Vacherot a dominé des joueurs au pedigree supérieur à ceux croisés par Lehecka dans ce tournoi. Le niveau d’adversité qu’il a surmonté pèse lourd dans la balance.

Un partout, balle au centre

Les deux hommes se connaissent déjà. Ils se sont croisés il y a quelques semaines à peine, en demi-finale à Tokyo. Ce jour-là, Lehecka avait dicté le tempo, imposant sa cadence pour s’imposer 6-4, 6-2. Un match maîtrisé, presque à sens unique.

Mais l’histoire entre eux ne se limite pas à ce rendez-vous récent. L’an dernier, à Paris, c’est Vacherot qui avait pris le dessus, sèchement : 6-1, 6-3 dès le premier tour. Une claque pour Lehecka, un repère pour le Monegasque. Résultat : un partout dans leurs confrontations, deux victoires nettes, aucune vraie zone grise. Quand l’un prend le dessus, il le fait franchement.

Une finale qui sent le troisième set

Depuis le début de la semaine, Lehecka donne l’impression de maîtriser son tennis. Sa ligne est claire, son jeu est rodé. Sur le papier, il a tout pour s’installer comme favori logique d’une finale en indoor.

Mais la trajectoire de Vacherot ces derniers jours change le prisme. Quand un joueur enchaîne des victoires sur des profils comme Jodar, Rune puis Fritz, il ne s’agit plus d’un simple état de forme passager. C’est un niveau de jeu qui s’installe, une confiance qui s’ancre.

À moins que l’enjeu ne le rattrape et ne fige son bras au moment de conclure, difficile de l’écarter. Le contexte, la qualité des adversaires battus, la manière : tout pousse à le placer un cran devant.

Cette finale a tout pour se jouer sur un fil. Le service de Lehecka peut l’emmener loin, la variété et la solidité de Vacherot peuvent l’user. Les deux ont déjà montré qu’ils savaient répondre sous pression. Tout indique un combat en trois sets, tendu, physique, mental.

Avec, au bout, un léger avantage pour Valentin Vacherot. Parce que cette semaine, il ne se contente pas de gagner. Il fait tomber des références. Et ce genre de dynamique, en finale, pèse souvent plus lourd que tout le reste.