USA Basketball : Début du FIBA 3x3 U23 World Cup 2026
À Minneapolis, les valises sont prêtes et les nuits blanches aussi. Tori McKinney et USA Basketball s’apprêtent à plonger dans l’intensité du FIBA 3x3 U23 World Cup 2026, organisé du 15 au 19 septembre à Wuhan, en Chine. Format éclair, matches à haute fréquence, marge d’erreur minime : le décor est planté.
Un quatuor qui arrive lancé
La sélection féminine USA 3x3 U23 ne débarque pas en terrain inconnu. McKinna Brackens, Dani Carnegie, Katie Fiso et Tori McKinney forment un noyau déjà rôdé. En juillet, à Ñuñoa, au Chili, ce même quatuor a remporté la Nations League Americas North Conference 2026. Un titre qui n’a rien d’anecdotique : il a forgé des automatismes, un langage commun, une confiance partagée.
Sur le banc, rien ne change non plus. Todd Monsey, coach de Highland Park H.S. au Texas, reprend les commandes après avoir dirigé le groupe au Chili. Même voix, mêmes principes, même exigence. Dans un tournoi 3x3 où tout se joue sur quelques possessions, cette continuité pèse lourd.
Un début de tournoi au milieu de la nuit
Le calendrier ne fera aucun cadeau aux organismes, ni aux supporters américains. Les États-Unis débuteront dans la poule D le 16 septembre, en pleine nuit heure centrale américaine. Premier test à 2 h 50 face au Japon. Un adversaire généralement discipliné, rapide, qui punit la moindre hésitation.
Quelques heures plus tard seulement, deuxième rendez-vous : Kenya à 7 h 50. Un enchaînement brutal, typique du 3x3, où la capacité à récupérer vite et à garder la lucidité devient une arme aussi importante que l’adresse.
Après cette première salve, les Américaines auront un court répit avant de replonger le 18 septembre. Au programme, deux matches au parfum très différent : Slovénie à 4 h 30, puis Australie à 8 h 25. La Slovénie, nation qui sait produire des équipes techniques et créatives. L’Australie, toujours physique, toujours engagée, rarement facile à manœuvrer.
Les horaires résument l’enjeu : il faudra être prête à jouer au sommet quand la plupart dorment encore.
Une poule piégeuse, un objectif clair
La formule est simple, implacable : quatre poules de cinq équipes, seules les deux premières de chaque groupe verront les quarts de finale le 19 septembre. Pas de filet de sécurité. Un mauvais passage, et la porte se referme.
Dans ce contexte, chaque possession de poule peut peser aussi lourd qu’un tir au buzzer en phase finale. Les États-Unis arrivent avec un statut, celui d’une équipe qui vient de dominer sa zone en Nations League. Mais le 3x3 international ne pardonne pas l’excès de confiance. Japon peut surprendre, Kenya peut bousculer, Slovénie peut faire dérailler un plan de match, Australie peut imposer un combat.
Le tableau final sera établi une fois les poules terminées, et le programme des quarts ne sera connu qu’au dernier moment. Un flou qui oblige à se concentrer sur l’essentiel : gagner, sans calcul.
Un groupe à confirmer sur la scène mondiale
Pour Brackens, Carnegie, Fiso et McKinney, Wuhan représente plus qu’un simple tournoi : c’est le test grandeur nature après la démonstration continentale de Ñuñoa. Le 3x3 ne laisse pas de place au confort. Les matches s’enchaînent, les physiques sont sollicités, les défenses se resserrent, les mains tremblent parfois sur la ligne à un point.
Reste une question, simple, brutale : cette équipe, déjà championne dans sa conférence, saura-t-elle transformer cet élan en domination mondiale sur cinq jours à Wuhan ?




