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US Open 2026 : Un tournoi plein d'opportunités à Flushing Meadows

Le dernier Grand Chelem de la saison s’ouvre dimanche à New York, et l’air semble plus chargé que d’habitude. Pas seulement de chaleur et d’humidité, mais d’opportunités. Les tableaux sont dégagés, les hiérarchies fragilisées, les corps marqués par une année lourde. Résultat : un US Open 2026 qui ressemble à un champ de mines pour les favoris… et à un tremplin pour ceux qui osent y croire.

Sabalenka sous pression, Gauff et Pegula en embuscade

Chez les femmes, Aryna Sabalenka arrive en tête de série n°1 et double tenante du titre. Elle défend tout : son trophée, son statut, son rang de n°1 mondiale. Face à elle, un peloton compact, mené par Elena Rybakina, Jessica Pegula et Coco Gauff, toutes en position de lui arracher la première place WTA selon leur parcours à New York.

Serena Williams, elle, ne sera présente qu’en double. Le simple féminin, cette fois, appartient à la génération suivante.

Les pronostics de la rédaction de USA TODAY convergent vers un même scénario : l’US Open pourrait devenir l’affaire des Américaines. Scooby Axson, Cydney Henderson et Danielle Lerner voient tous Coco Gauff et Jessica Pegula atteindre le dernier carré.

Axson imagine même une demi-finale aux accents de tournoi national : Gauff face à Iga Swiatek, Pegula opposée à Linda Noskova, la nouvelle reine de Wimbledon et figure de proue d’une impressionnante vague tchèque. Dans ce tableau-là, Gauff dominerait Swiatek à condition de trouver la bonne cadence au service, tandis que Pegula écarterait Noskova en deux sets secs pour rejoindre sa deuxième finale à New York.

Henderson raconte une histoire similaire, mais avec un chemin plus chaotique. Elle projette une Swiatek en mode rouleau compresseur jusqu’aux demi-finales, après avoir profité de la fragilité physique d’Elena Rybakina, gênée par un tendon d’Achille. Sur l’autre partie du tableau, Pegula se mesurerait à Sabalenka, écrasée par l’enjeu de son rang et de son trône menacé. La pression, dans ce scénario, ferait plier la Biélorusse.

Lerner, elle, insiste sur la dynamique du moment. Gauff et Pegula surfent sur leur finale à Cincinnati et gardent le cap jusqu’aux demi-finales new-yorkaises. Gauff y retrouverait Swiatek, Pegula recroiserait la route de Noskova, encore portée par la dureté de son parcours victorieux à Wimbledon. Rybakina, touchée à Cincinnati, ne dépasserait pas les quarts. Sabalenka, jugée mentalement friable face à des adversaires pourtant à sa portée ces dernières semaines, sortirait elle aussi plus tôt que prévu.

Sur l’identité des finalistes, deux visions dominent :

  • Axson et Henderson annoncent une finale 100 % américaine, Pegula contre Gauff.
  • Lerner se distingue et projette un choc Gauff – Noskova.

Pour le titre, le débat se resserre autour de deux noms. Axson mise sur Pegula : une première couronne à l’US Open, et une ascension jusqu’au sommet du classement mondial, qui ferait exploser de joie Buffalo, sa ville de cœur. Henderson et Lerner, elles, ne voient pas comment résister à la vague Coco Gauff. L’Américaine arrive à New York avec une série de six victoires et un titre autoritaire à Cincinnati. Sa confiance déborde. Lerner va plus loin : Gauff décrocherait à New York son troisième titre du Grand Chelem, le deuxième à l’US Open, portée par un service retrouvé et une conviction que rien ne peut vraiment briser.

Un tableau masculin sans Sinner, mais pas sans dangers

Chez les hommes, l’absence de Jannik Sinner, touché au genou, ouvre brutalement le tableau. Le n°1 mondial reste à la maison, et soudain, les ambitions gonflent chez ceux qui, d’ordinaire, regardent le sommet de loin.

Alexander Zverev, tête de série n°1, arrive avec un statut renforcé par son sacre à Roland-Garros plus tôt dans l’année. Carlos Alcaraz revient après quatre mois sans compétition, mais reste, par son seul nom, un aimant à pronostics. Felix Auger-Aliassime, tête de série n°3, cherche toujours sa première finale majeure. Novak Djokovic, n°4, traque un 25e titre du Grand Chelem, un chiffre qui pèse autant que son ombre sur le circuit.

Pour Scooby Axson, ce tournoi semble taillé pour que Taylor Fritz brise enfin son plafond de verre. L’Américain filerait jusqu’en demi-finale… avant de buter sur Zverev, encore une fois. De l’autre côté, Djokovic, que l’on enterre toujours trop tôt, pousserait une nouvelle fois la porte de la deuxième semaine. Mais cette fois, son chemin croiserait celui d’Arthur Fils. Le Français de 22 ans, déjà impressionnant à Cincinnati, ferait exploser les lignes et s’ouvrirait une voie royale vers le top 5 mondial.

Cydney Henderson, elle, voit un autre Américain s’emparer de la lumière : Ben Shelton. Capable du meilleur – un titre à Montréal – comme du pire – une sortie précoce à Cincinnati –, Shelton trouverait à New York une scène parfaitement taillée pour son jeu agressif et son énergie brute. Elle l’imagine en demi-finale face à Djokovic, pendant que Zverev affronterait Auger-Aliassime dans l’autre moitié de tableau.

Danielle Lerner propose un scénario plus classique, mais pas moins explosif. Elle annonce une demi-finale Alcaraz – Djokovic, malgré les doutes entourant la préparation de l’Espagnol et les sorties prématurées du Serbe sur dur ces derniers temps. Avant cela, un quart Alcaraz – Shelton pourrait bien devenir l’un des matches du tournoi. De l’autre côté, Fritz, tête de série n°9, profiterait du tableau pour se hisser en demi-finale, où l’attendrait Zverev, encore lui.

Les projections pour la finale s’éparpillent.

  • Axson parie sur Arthur Fils face à Taylor Fritz.
  • Henderson imagine Ben Shelton contre Alexander Zverev.
  • Lerner, plus fidèle aux géants, voit Novak Djokovic affronter Fritz pour le titre.

Pour Axson, la quinzaine doit consacrer Fils. Le Français, lancé sur une série brûlante depuis Cincinnati, s’installerait dans un nouveau « big three » aux côtés d’Alcaraz et de Sinner. Henderson, elle, pousse le rêve américain jusqu’au bout : Shelton vivrait ses premières fois à répétition – première finale à l’US Open, premier titre du Grand Chelem – devant un public conquis.

Les certitudes, elles, sont rares. Les blessures planent, les retours de longue absence posent question, les favoris montrent des fissures. Mais une chose est claire : à Flushing Meadows, les portes sont entrouvertes. Reste à voir qui aura le courage – et les nerfs – pour les défoncer.