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Sunderland retrouve l'Europe au San Siro

Sunderland a attendu plus d’un demi-siècle. Cinquante‑et‑une années sans campagne européenne, depuis 1973. Le retour se fera dans l’un des temples du continent : le San Siro, face à l’AC Milan, en phase de ligue de la Ligue Europa.

Septième de Premier League la saison passée, le club du nord‑est n’a pas hérité du tirage le plus tendre. Les Black Cats affronteront les septuples champions d’Europe dans l’un de leurs huit matches de cette nouvelle formule. Une affiche qui sent la grande soirée européenne, projecteurs braqués sur un club longtemps absent de ces scènes-là, propulsé d’emblée dans le très haut niveau.

Bournemouth, première fois, gros calibre

Bournemouth découvre l’Europe et tombe, lui aussi, sur l’AC Milan. Mais cette fois, la fête aura lieu sur la côte sud anglaise. Pour les Cherries, qui disputent une compétition européenne pour la première fois de leur histoire, c’est un baptême du feu de luxe.

Leur campagne ne se limitera pas à ce choc. Parmi leurs huit rencontres, une autre affiche de poids : Real Sociedad. Un test grandeur nature pour mesurer la progression d’un club qui s’est installé en Premier League et qui doit désormais prouver qu’il peut exister sur la scène continentale.

Crystal Palace, un plateau relevé

Vainqueur de la Conference League la saison dernière, Crystal Palace monte d’un cran. Le tirage en Ligue Europa lui a réservé un plateau d’authentique compétition européenne : Lyon, Real Sociedad, Besiktas.

Trois noms, trois ambiances, trois stades brûlants. Palace, porté par son titre continental, devra confirmer qu’il n’était pas qu’un invité surprise. Chaque déplacement promet une atmosphère lourde, chaque réception une bataille tactique contre des adversaires rompus aux joutes européennes.

Celtic, de la désillusion à la réaction attendue

Le contraste est brutal pour le Celtic. Champion d’Écosse, le club de Glasgow a glissé en Ligue Europa après avoir laissé filer un avantage de quatre buts contre LASK lors du barrage de Ligue des champions plus tôt dans la semaine. Une chute vertigineuse qui laisse des traces.

La réponse devra venir sur le terrain, face à un trio de poids : Marseille, Benfica, Besiktas. Trois clubs à forte identité, trois publics exigeants, trois contextes où le moindre relâchement se paie cash. Pour le Celtic, ce tirage ressemble à un parcours de rachat. La marge d’erreur est mince, la pression immense.

Conference League : Brighton et Hearts dans le grand bain

Sur la scène de la Conference League, Brighton poursuit son aventure européenne avec un tirage qui a de l’allure. Le club anglais croisera la route de l’AS Monaco et de Getafe. Deux styles, deux cultures, deux façons de jouer qui mettront à l’épreuve la maîtrise tactique de Brighton, déjà remarqué pour son football ambitieux.

Hearts, de son côté, retrouve lui aussi Monaco sur sa route. Un défi déjà considérable, avant même d’évoquer un déplacement qui intrigue : un voyage sur la pelouse de Trabzonspor, le club turc où évolue Mohamed Salah. Une destination bouillante, un environnement souvent hostile pour les visiteurs, parfait révélateur du caractère d’un groupe.

Des affiches, des pièges, des opportunités

De Sunderland à Bournemouth, de Crystal Palace à Celtic, en passant par Brighton et Hearts, le tirage a distribué des affiches fortes et des déplacements corsés. Des soirées à San Siro, des chocs contre Marseille, Benfica, Lyon ou Monaco : la scène est dressée.

Reste une question, simple et tranchante : qui saura transformer ce tirage en élan, et qui le subira comme un fardeau dans une saison déjà chargée ?