Rachin Ravindra forfait, la Nouvelle-Zélande se prépare pour l'été
La nouvelle est tombée comme un coup de froid sur le début d’été néo-zélandais. Rachin Ravindra ne disputera pas la série de T20I à domicile contre l’Inde. Une luxation de l’épaule droite, survenue lors d’un tournage promotionnel, l’écarte des terrains au moment où le calendrier s’embrase.
Le staff médical table sur environ six semaines de rééducation. L’objectif est clair : le récupérer à temps pour la série d’ODI contre l’Inde, qui doit démarrer le 4 novembre. Pas question de brûler les étapes.
« On est dévastés pour Rachin », a confié le sélectionneur Rob Walter. « Il va jouer un grand rôle pour nous cet été, donc c’est important qu’il ne précipite pas sa rééducation. On est optimistes pour un retour pour les ODI. »
Le message est ferme : protéger le long terme, même si le court terme s’en trouve affaibli.
Un groupe presque au complet… sans Ravindra ni Sears
La Nouvelle-Zélande a tout de même annoncé un groupe solide de 16 joueurs pour la série qui débute le 22 octobre. Ben Sears, encore en convalescence après une blessure à la cheville, n’a pas non plus été retenu. Deux absences notables dans un effectif qui, pour le reste, respire la continuité.
Treize joueurs finalistes de la dernière ICC Men’s T20 World Cup sont de retour. Parmi eux, Michael Bracewell et Adam Milne, qui avaient ensuite été écartés par les blessures. Leur retour change le visage de l’équipe, surtout avec la profondeur retrouvée en rythme et en expérience.
Adam Milne n’a plus porté le maillot des Black Caps depuis plus d’un an, lors d’un match contre le Zimbabwe. Il revient dans une escouade de pacers impressionnante, où l’on retrouve Lockie Ferguson, Matt Henry, Kyle Jamieson, Jacob Duffy, Zak Foulkes et Nathan Smith. Une batterie de vitesse taillée pour frapper fort, surtout dans des conditions néo-zélandaises qui récompensent ceux qui savent exploiter le rebond et le mouvement.
Le groupe retenu : Mitchell Santner (capitaine), Finn Allen, Michael Bracewell, Mark Chapman, Devon Conway, Jacob Duffy, Lockie Ferguson, Zak Foulkes, Matt Henry, Bevon Jacobs, Kyle Jamieson, Adam Milne, Daryl Mitchell, Glenn Phillips, Tim Seifert, Nathan Smith.
Mitchell Santner mènera donc une équipe qui, sur le papier, « couvre tous les secteurs », selon Walter. Une formule qui sonne comme un avertissement : même sans Ravindra, la Nouvelle-Zélande ne se présentera pas diminuée, seulement différente.
L’Inde en visite, les stades pleins à craquer
Pour Walter, ce rendez-vous lance véritablement l’été : « Ça va être génial d’accueillir l’Inde chez nous et de lancer l’été. » Le décor est planté : une Inde championne du monde en T20, des stades annoncés quasiment à guichets fermés, une atmosphère électrique promise.
« L’Inde est une équipe de grande qualité et un adversaire très exigeant, donc les affronter dans nos conditions, devant les fans kiwis, c’est vraiment excitant. On entend que la plupart des matches seront à guichets fermés, ça promet des moments incroyables. » L’attente est palpable, presque autant que la curiosité autour de la capacité de ces Black Caps à se mesurer aux champions du monde en titre.
Walter insiste sur la force de son groupe : « On a une équipe quasiment au complet qui coche toutes les cases, et j’ai hâte de voir comment on va se mesurer aux actuels champions du monde de T20. » Une phrase qui résume l’enjeu : ce n’est pas seulement une série de préparation, c’est un test de niveau.
La blessure de Rachin Ravindra prive la série d’un duel qui avait tout pour captiver : la nouvelle figure de proue du cricket néo-zélandais face à la nation où il a ses racines. Le timing est cruel. Mais si son été commence sur la touche, celui des Black Caps, lui, démarre face au plus grand défi possible.



