Noche UFC 4 : Tarin et King brillent avec des performances marquantes
La soirée Noche UFC 4 s’est ouverte avec deux histoires très différentes : la montée en puissance méthodique de Regina Tarin et l’arrivée fracassante de Sean King, auteur d’un KO brutal en à peine plus d’une demi-minute.
Regina Tarin dompte l’expérience d’Aldrich
À 125 livres, le combat entre J.J. Aldrich et Regina Tarin avait tout d’un choc de générations. D’un côté, Aldrich, vétérane solide de l’UFC. De l’autre, Tarin, 21 ans, invaincue, portée par l’aura d’un prospect mexicain en pleine ascension. Pas de touche de gants, pas de préliminaires : les intentions étaient claires dès la première seconde.
Aldrich entame fort, jambe intérieure, jab propre, clinch contre la cage. Elle tente de casser le rythme en collant Tarin à la clôture, en travaillant au corps. Le public, lui, gronde face au travail de lutte. Mais la Mexicaine ne panique pas. Elle répond en contre, enchaîne une première volée de trois coups qui force Aldrich à respecter sa puissance. Les échanges restent serrés, mais les observateurs voient déjà un léger avantage pour Tarin, plus précise dans les séquences décisives. Les trois juges Sherdog donnent le premier round 10-9 à la jeune invaincue.
Le deuxième round bascule sur un détail : le ton. Tarin hausse celui du combat. Elle pointe le sol, invite Aldrich à s’ouvrir. Provocation contrôlée, aussitôt suivie d’une rafale au corps. Aldrich réplique, touche avec sa droite, pique au corps, tente de varier. Elle trouve quelques jabs, quelques crochets, mais Tarin commence à imposer son rythme. Les combinaisons partent plus vite, plus fluides. Un one-two net, un crochet gauche – la Mexicaine avance, répond à chaque initiative. Aldrich cherche un takedown, se heurte à une défense solide, ne parvient pas à transformer ses entrées en contrôle significatif. En fin de reprise, un coude dans le clinch lui offre un petit succès, mais trop tard pour inverser l’impression générale. Les trois cartes Sherdog : encore 10-9 Tarin.
À ce stade, Aldrich a besoin d’un finish. La troisième reprise s’ouvre avec une Tarin confiante, au centre, feintes, trois coups au visage. Aldrich essaie de casser le tempo avec des coups de pied à l’intérieur de la cuisse, des jabs, des coudes au sortir du clinch. Tarin, elle, déroule : front kicks jambe arrière, combinaison terminée par un crochet gauche, puis ce droit en ligne qui transperce la garde et la force à reculer. Le nez de Tarin se met à saigner, signe d’un combat disputé, mais elle garde l’initiative.
Les deux femmes se retrouvent à nouveau en clinch, genoux échangés au centre de la cage, avant qu’Aldrich ne se détache pour revenir à son jab. Tarin la cueille encore avec un cross du droit suivi d’un crochet gauche. Aldrich tente une dernière projection, stoppée net. Le temps s’égrène, la Mexicaine continue d’échanger jusqu’au coup de sirène, sans jamais donner l’impression de lâcher le contrôle.
Les trois juges officiels rendent un verdict unanime : 29-28, 29-28, 29-28 pour Regina Tarin. Sherdog, plus sévère, voyait même un 30-27. Quoi qu’il en soit, la jeune invaincue signe une victoire majeure sur une vétérane respectée, dans un style qui mélange sang-froid, volume et caractère. Une carte de visite idéale pour une carrière qui ne fait que commencer.
Sean King, 36 secondes pour se présenter au monde
Le contraste ne pouvait pas être plus fort avec le combat suivant. Chez les poids plumes, Sean King et Jessie Rosas faisaient leurs débuts à l’UFC. Deux prospects, zéro poignée de mains, pas de round d’observation. King choisit la voie la plus directe possible.
Dès le départ, il arrose la jambe intérieure, puis le corps. Low kicks, body kicks, tout y passe. Rosas n’a même pas le temps de s’installer que King ferme déjà la distance, verrouille un body lock et soulève son adversaire comme pour un highlight annoncé.
La suite est violente et brève. King le projette au sol avec une puissance telle que l’impact suffit à éteindre Rosas. KO sur le slam, en 36 secondes. L’arbitre Brad Frank se précipite, mais King a déjà placé quelques coups supplémentaires au sol avant l’intervention. Le genre de finish qui marque un début de carrière dans l’organisation au fer rouge.
Le résultat officiel tombe, lapidaire : Sean King bat Jessie Rosas par KO (slam et frappes), à 0:36 du premier round. Une entrée tonitruante, qui pose une question simple pour la suite : ce genre de puissance peut-il se répéter face à l’échelon supérieur de la catégorie plume ?
Tarin qui confirme, King qui explose : Noche UFC 4 n’a pas attendu le main event pour offrir ses premières réponses. Reste à savoir jusqu’où ces deux noms, désormais bien notés sur les carnets des matchmakers, pourront grimper dans les mois à venir.




