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Noah Atubolu : de Freiburg à l’Eintracht, un pari gagnant

Noah Atubolu, pari risqué et déjà indispensable à l’Eintracht

À Freiburg, la page était tournée depuis longtemps. À Francfort, elle vient tout juste de s’ouvrir et elle pourrait durer jusqu’en 2031.

Selon Bild, l’option d’achat de l’Eintracht pour Noah Atubolu deviendra automatiquement une obligation si le club se maintient en Bundesliga. Vu l’ambition affichée et la qualité de l’effectif, la condition ressemble moins à un pari qu’à une formalité, malgré une entame de saison poussive et une 14e place qui n’invite pas encore à la sérénité.

Un deal lourd, ficelé avant le départ de Krösche

À la fin août, l’Eintracht a déjà sorti un premier chèque : un million d’euros versé au SC Freiburg pour le prêt du gardien. Si le maintien est assuré, la note grimpera à douze millions d’euros supplémentaires l’été prochain. Atubolu serait alors lié au club hessois jusqu’en 2031, un contrat de longue haleine négocié par l’ancien directeur sportif Markus Krösche, parti depuis mais architecte de ce dossier.

Francfort ne paie pas seulement un potentiel. Il paie aussi une situation devenue brûlante à Freiburg.

Un été sous tension et une porte claquée à Freiburg

Formé au SCF, sous contrat jusqu’en 2028, Atubolu a pris une décision forte : ne pas prolonger. Dès la fin de la saison dernière, le message était clair des deux côtés. Il ne rejouerait plus pour le club qui l’a façonné. Freiburg avait déjà anticipé, recrutant Mio Backhaus pour douze millions d’euros à Werder Bremen. La succession était réglée, la rupture consommée.

Mais le gardien de 24 ans a ensuite découvert la face la plus froide du marché. Les offres ne sont ni arrivées au rythme ni dans les volumes espérés. Sport Bild résumait la situation début juin : « Il a complètement surestimé sa main. » À ce moment-là, le pont avec Freiburg était déjà coupé. Sans retour possible.

Le rêve Premier League qui s’effrite… puis l’ouverture à Francfort

Atubolu visait haut. Très haut. La Premier League restait son horizon, sa priorité. Plusieurs pistes ont existé, plusieurs portes se sont entrouvertes. Elles se sont toutes refermées au fil de l’été.

Pendant ce temps, à Francfort, un doute grandissait. Le club n’avait plus vraiment envie de démarrer la saison avec Kaua Santos dans la peau d’un numéro un. Le besoin devenait urgent. Le profil d’Atubolu, lui, restait disponible. Les trajectoires ont fini par se croiser.

La signature tombe à la fin août. Tard, mais au bon moment pour tout le monde.

Titulaire d’entrée… et déjà au conseil des joueurs

Le timing n’a pas laissé place à l’installation progressive. Un jour après son arrivée, Atubolu débute déjà en Bundesliga, à l’extérieur, sur le terrain de l’Union Berlin. Match fou, score final 3-3, et un baptême du feu qui dit quelque chose de la confiance placée en lui.

Depuis, le gardien a enchaîné : huit apparitions toutes compétitions confondues avec l’Eintracht. Sur le terrain, il s’impose. En dehors, il s’intègre à grande vitesse. Bild assure qu’il se sent déjà très à l’aise sur les bords du Main et qu’il aurait même intégré le conseil des joueurs, un cercle réservé aux voix qui comptent dans un vestiaire.

Pour un nouveau venu, surtout gardien, c’est un signal fort. On ne confie pas ce rôle à quelqu’un que l’on imagine de passage.

Un avenir qui se dessine loin de Freiburg… et peut-être plus longtemps que prévu à Francfort

Le rêve reste le même. La Premier League continue de trotter dans la tête de l’ancien gardien de l’Allemagne U21. Mais les faits, eux, racontent une autre histoire en train de se construire.

Les informations venues de Freiburg indiquent qu’aucune clause libératoire ne figure dans son futur contrat avec l’Eintracht. Un détail juridique qui pèse lourd. Sans porte de sortie prédéfinie, toute éventuelle négociation passera par Francfort, à ses conditions.

Atubolu avait voulu forcer son destin l’été dernier. Il a frôlé le scénario du sans-club, du faux pas de carrière. Il se retrouve aujourd’hui au cœur d’un projet majeur de Bundesliga, avec une place de titulaire, une option d’achat quasi certaine et un rôle déjà politique dans le vestiaire.

Le rêve anglais peut attendre. À ce rythme, c’est peut-être l’Eintracht Frankfurt qui, le premier, décidera jusqu’où il est prêt à laisser filer son nouveau gardien.