logo

Liverpool envisage le retour de Trent Alexander-Arnold

Le football aime les boucles étranges. Et celle-ci aurait une sacrée portée symbolique : Liverpool travaille en coulisses pour faire revenir à Anfield son ancien latéral Trent Alexander-Arnold, aujourd’hui en difficulté au Real Madrid.

Selon la radio espagnole « SER Deportivos », le club anglais a entamé des discussions avec les représentants du joueur en vue d’un prêt lors du mercato hivernal. Pas de grande déclaration publique, pas de bras de fer. Mais des contacts concrets, profitant d’une réalité devenue impossible à ignorer : à Madrid, Alexander-Arnold ne compte plus vraiment.

De star annoncée à troisième choix

À 28 ans, l’Anglais traverse un passage sombre depuis son arrivée au Real. Sur 13 rencontres possibles, il n’a débuté que 4 fois. Sur le flanc droit de la défense, il n’est plus qu’une option derrière Federico Valverde et la recrue néerlandaise Denzel Dumfries.

Le signal le plus brutal est venu d’un Clasico. Pour affronter Barcelone, dans un match gagné 2-1 par le Real Madrid, José Mourinho a préféré décaler Valverde au poste de latéral droit. Alexander-Arnold est resté en retrait, spectateur de la confiance accordée à d’autres. Cette décision a exposé au grand jour sa chute dans la hiérarchie, loin des attentes immenses qui avaient accompagné sa signature.

Les grands clubs anglais n’ont jamais complètement cessé de tourner autour de son nom. Arsenal, Chelsea, Manchester City ont tous été associés à lui ces derniers mois. Mais, selon des sources proches du joueur, Alexander-Arnold ne mène pas, à ce stade, de croisade personnelle pour quitter Madrid. Il n’exige rien. Il encaisse. Et il attend.

Un dossier miné par le salaire… et par Bellingham

Le problème, pour Liverpool comme pour n’importe quel prétendant, tient en grande partie aux chiffres. Alexander-Arnold émarge à environ 16,7 millions d’euros par an. Un poids lourd dans une grille salariale. Un obstacle majeur pour un prêt, même de six mois.

Un autre paramètre entre en jeu : son lien très fort avec Jude Bellingham. Le Real Madrid n’a aucune envie de prendre le moindre risque avec son milieu anglais, devenu central dans le projet sportif. Le club espagnol surveille de près tout ce qui pourrait, de près ou de loin, perturber son adaptation et son confort au sein du vestiaire. Toucher à un proche d’un tel leader, même sur le plan sportif, n’est jamais une décision anodine.

Pour l’instant, les signaux venus de Madrid indiquent que le club ne cherche pas activement à pousser Alexander-Arnold vers la sortie. La situation sportive est délicate, mais le dossier reste sensible, autant dans le vestiaire que dans les bureaux.

Anfield en manque, les regards se tournent vers Madrid

Pendant ce temps, à Liverpool, la réalité du terrain impose des choix. Le poste de latéral droit est en crise. Conor Bradley revient tout juste d’une opération au genou, encore en phase de reprise. Jeremie Frimpong, lui, est écarté pour une blessure musculaire. Les options s’amenuisent, le calendrier s’alourdit, et la marge d’erreur se réduit.

Dans ce contexte, se tourner vers un ancien de la maison n’a rien de sentimental. C’est une décision pragmatique. Alexander-Arnold connaît Anfield, la pression, le style de jeu, l’exigence. Son départ avait laissé des traces, tant sportives qu’émotionnelles, dans un climat jugé « controversé » au club. Le voir revenir, même provisoirement, serait bien plus qu’un simple ajustement d’effectif.

Reste à savoir si Liverpool pourra aligner tous les paramètres : indemnité, prise en charge du salaire, feu vert du Real Madrid, et volonté réelle du joueur de se relancer là où tout a commencé.

Le mercato d’hiver n’a pas encore ouvert ses portes, mais le couloir droit d’Anfield, lui, attend déjà son dénouement.