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Ligue Europa 2026-2027 : tirages, dates et enjeux

Monaco, décor clinquant, orchestre en direct, plateau digne d’un film de science-fiction. La saison européenne 2026-2027 a vraiment commencé aujourd’hui, bien avant le premier coup de sifflet de la prochaine soirée de Ligue Europa. Sur scène, violons, cuivres, tambours. En coulisse, calculs d’algorithmes, probabilités savantes et soupirs de supporters qui découvrent, match après match, le chemin qui attend leurs clubs.

Au cœur du dispositif, la nouvelle phase de ligue de la Ligue Europa : 144 rencontres à tirer, des pots bien remplis et un format qui déroute encore jusqu’aux commentateurs les plus aguerris.

Ligue Europa : le plateau complet et les dates clés

Les bases sont posées. L’UEFA a confirmé le calendrier de la phase de ligue :

  • Journée 1 : 16/17 septembre 2026
  • Journée 2 : 15 octobre 2026
  • Journée 3 : 22 octobre 2026
  • Journée 4 : 5 novembre 2026
  • Journée 5 : 26 novembre 2026
  • Journée 6 : 10 décembre 2026
  • Journée 7 : 21 janvier 2027
  • Journée 8 : 28 janvier 2027

Puis place aux matches couperets :

  • Barrages à élimination directe : 18 et 25 février 2027
  • Huitièmes : 11 et 18 mars 2027
  • Quarts : 8 et 15 avril 2027
  • Demies : 29 avril et 6 mai 2027
  • Finale à Stadion Frankfurt, à Francfort, le 26 mai 2027

Les pots du tirage de la phase de ligue donnent le ton :

Pot 1

Leverkusen, Benfica, Juventus, Milan, Lyon, AZ Alkmaar, Olympiacos, Real Sociedad, Marseille

Pot 2

Ferencváros, Viktoria Plzeň, Union SG, GNK Dinamo, Salzburg, Celtic, Sparta Praha, Rennes, Anderlecht

Pot 3

Sturm Graz, Lech Poznań, Crystal Palace, Bournemouth, Sunderland, Celje, Jagiellonia, Omonia, Celta

Pot 4

Hoffenheim, Beşiktaş, Torreense, H. Beer-Sheva, N.E.C., OFI Crete, Lillestrøm, Levski Sofia, Ararat-Armenia

Un professeur de mathématiques appliquées, Julien Guyon, a même détaillé les probabilités de tirage. Les modèles sont complexes, les tableaux impressionnants, mais une chose est limpide : personne n’aura un parcours tranquille.

Les affiches de la phase de ligue : un tour d’Europe à chaque journée

Les clubs savent désormais où ils poseront leurs valises cet automne et cet hiver. Quelques parcours se détachent déjà.

Marseille jouera gros au Vélodrome avec Olympiacos, Anderlecht, Celta et Levski Sofia à domicile, tout en allant se frotter à Leverkusen, Celtic, Sturm Graz et Besiktas à l’extérieur. Un mélange de chaudron grec, de ferveur écossaise et de déplacements piégeux en Europe de l’Est.


Real Sociedad recevra Lyon, Viktoria Plzen, Bournemouth et Torreense, et voyagera à Juventus, Union SG, Crystal Palace et Lillestrøm. Un programme dense, entre géants historiques et outsiders ambitieux.


Olympiacos accueillera Milan, Sparta Prague, Jagiellonia, Hoffenheim, et se déplacera à Marseille, Rennes, Celje et Torreense. Le choc contre Milan au Pirée a déjà un parfum de grande nuit européenne.


AZ Alkmaar aura notamment Juventus, GNK Dinamo, Sturm Graz et H. Beer-Sheva à domicile, avec des voyages à Benfica, Sparta Praha, Sunderland et Ararat-Armenia. Un calendrier qui alterne affiches de prestige et trajets longs et usants.


Lyon devra gérer Leverkusen, Union SG, Crystal Palace et Lillestrøm à la maison, tout en allant défier Real Sociedad, Anderlecht, Jagiellonia et Hoffenheim. Rien de simple, surtout loin de Décines.


Milan recevra Benfica, Ferencvaros, Sunderland et Ararat-Armenia, et se rendra à Olympiacos, Salzburg, Bournemouth et Levski Sofia. Un tirage qui semble jouable sur le papier, mais qui impose sérieux et constance.


Juventus aura Real Sociedad, Rennes, Omonia et NEC à Turin, et ira à AZ Alkmaar, Ferencvaros, Celta et H. Beer-Sheva. Des déplacements parfois exotiques, jamais anodins.


Benfica accueillera AZ Alkmaar, Celtic, Lech Poznan et OFI Crete, et se déplacera à Milan, Viktoria Plzen, Omonia et NEC. L’Est de l’Europe et la Méditerranée au menu.


Leverkusen, enfin, recevra Marseille, Salzburg, Celje et Besiktas, tout en voyageant à Lyon, GNK Dinamo, Poznan et OFI Crete. Le champion d’Allemagne devra assumer son statut de tête de série.


L’UEFA doit encore valider le calendrier complet, mais la structure est là. Les clubs savent déjà qu’ils n’auront pas le temps de respirer.

Aston Villa, Tottenham : quand les comptes bousculent les ambitions

Pendant que l’Europe se dessine, l’Angleterre continue de vivre au rythme d’un autre feuilleton : celui des finances et des ambitions.

Aston Villa, qualifié pour la Ligue des champions après une saison brillante, aurait dû aborder l’exercice avec un large sourire. À l’inverse, Tottenham, sauvé in extremis d’une relégation au terme d’un maintien arraché à la 17e place, aurait pu sombrer dans la morosité. Les chiffres racontent l’inverse.

Avec cette 17e place, Tottenham a touché environ 35 millions de livres de moins en paiements de mérite de Premier League qu’Aston Villa. Pourtant, le club londonien a déclenché une frénésie de dépenses : environ 322 millions de livres investis sur le marché, hors prêt d’Omar Marmoush en provenance de Manchester City, assorti d’une obligation d’achat à 55 millions. Les ventes ont réduit la facture nette à environ 140 millions, mais la dynamique est claire : Spurs misent gros. L’enthousiasme des supporters, lui, a pris un coup dès la première journée, avec une lourde défaite contre Brentford, chouchou des data scientists.

Aston Villa, de son côté, doit jongler avec les règles financières tout en préparant une campagne de Ligue des champions face à PSG, Barcelona, Dortmund, Club Brugge, Fenerbahce, Galatasaray, Viking et Slavia Prague. Les soirées européennes s’annoncent somptueuses, mais la marge de manœuvre économique reste surveillée de près.

Chelsea trouve enfin un sponsor maillot

Un autre symbole fort de cette nouvelle ère : Chelsea a enfin un sponsor maillot principal. Le club londonien, orphelin de partenaire depuis 2023, a officialisé un accord avec Circle Internet Group, une plateforme financière spécialisée dans les actifs numériques.

Au cœur du partenariat, USDC, un stablecoin présenté comme un « dollar numérique régulé ». Les marques Circle et USDC apparaîtront sur les maillots des équipes masculine, féminine et de l’Academy à partir de la saison 2026/27, avec une première sortie annoncée pour le match de Premier League à domicile contre Brighton ce dimanche. Un signal fort de l’irruption assumée de la finance numérique dans le football d’élite.

Premier League : un deuxième week-end déjà chargé

Pendant que les boules chauffent à Monaco, le championnat anglais enchaîne. Le programme du week-end (heures en BST) plante le décor :

  • Crystal Palace v Manchester City, vendredi, 20h
  • Liverpool v Nottingham Forest, samedi, 12h30
  • Coventry v Hull, samedi, 15h
  • Bournemouth v Everton, samedi, 15h
  • Tottenham v Newcastle, samedi, 17h30
  • Chelsea v Brighton, dimanche, 14h
  • Leeds v Brentford, dimanche, 14h
  • Sunderland v Fulham, dimanche, 14h
  • Manchester United v Ipswich Town, dimanche, 16h30
  • Aston Villa v Arsenal, lundi, 20h

La deuxième journée s’ouvre donc avec Crystal Palace, battu 2-0 par Everton lors de la première journée, face à un Manchester City déjà lancé après son succès 2-1 à Bournemouth.

Conférences de presse : entre prudence, blessures et mercato

Les entraîneurs défilent devant les micros.

À Brighton, Fabian Hürzeler a confirmé que Promise David et Jaouen Hadjam sont disponibles avant le déplacement à Chelsea. Concernant Yankuba Minteh, il se contente d’un rappel : le joueur appartient à Brighton, rien de plus pour l’instant. Sur Georginio Rutter et Jack Hinshelwood, le technicien appelle à la patience : une présence dans le groupe contre Chelsea reste possible pour l’un des deux, mais rien n’est garanti.

À Nottingham Forest, Oliver Glasner a livré des nouvelles contrastées avant le choc à Anfield. Morgan Gibbs-White et Ryan Yates sont aptes, mais Ibrahim Sangare manquera la rencontre en raison d’une blessure au mollet. Sur la rumeur Daniel Muñoz, silence radio : « pas de commentaires sur des noms », prévient-il, tout en annonçant qu’il attend encore une recrue d’ici la fin du mercato. Il salue au passage le profil de Liam Delap, nouvel arrivant, qu’il décrit comme affamé et ambitieux.

Everton, de son côté, surfe sur un début de saison prometteur : victoire 2-0 contre Crystal Palace en ouverture de Premier League, puis 4-0 face à Preston North End en Rumbelows Cup. David Moyes reste lucide : son équipe doit encore « être plus forte » malgré cette bonne dynamique. Thierno Barry, déjà auteur de quatre buts en deux matches, reçoit les compliments mesurés de son entraîneur, qui insiste sur le travail personnel et la confiance.

Côté infirmerie, Hayden Hackney est incertain pour le week-end après une entorse, tandis que Christian Nørgaard progresse lentement, sans perspective de retour rapide.

Sur le mercato, Moyes ne ferme aucune porte. Everton « est dans le business du recrutement » et cherche à renforcer l’effectif si l’occasion se présente, sans évoquer de noms précis. Interrogé sur un éventuel retour de Jack Grealish après son prêt réussi la saison dernière, il refuse de parler de joueurs appartenant à d’autres clubs, tout en rappelant que le club n’a aucune intention de vendre ses meilleurs éléments. Il souligne enfin l’importance d’un réseau de scouts actif, notamment en Amérique du Sud, et la nécessité de trouver les bons profils au bon prix avant validation par la cellule de recrutement.

Autour des terrains : Alvarez, transferts et coupes nationales

Le marché continue d’agiter l’Europe. Julián Alvarez n’a pas pris part à l’entraînement de l’Atlético Madrid pour la troisième journée consécutive, selon Sky. Le club a refusé de le céder au rival Barcelona, tandis qu’Arsenal serait également intéressé. Le dossier s’envenime, l’attaquant argentin reste au centre des spéculations.

En Angleterre, le mercato bouge aussi un peu plus bas dans la hiérarchie. Nottingham Forest a officialisé l’arrivée de Liam Delap, tandis qu’Ipswich Town travaille sur un prêt pour Tammy Abraham. Les dernières 24 heures ont encore nourri la chronique des transferts, et la fenêtre ne se refermera que le 1er septembre.

Sur les pelouses, la EFL Cup a offert deux affiches hier : Fulham a dominé AFC Wimbledon 3-0, et Chelsea a battu Luton Town 2-0. C’était la première apparition de Danny Welbeck avec Chelsea après son arrivée en provenance de Brighton, ponctuée d’un but.

Ligue des champions : les géants anglais déjà fixés

Le tirage de la Ligue des champions a déjà livré son verdict pour les clubs de Premier League.

Manchester City affrontera PSG, Barcelona, Sporting, Porto, Napoli, Leipzig, AEK Athens et Lens. Liverpool retrouvera Atlético Madrid, Inter, Porto, Club Brugge, Villarreal, Fenerbahce, Lens et Lask. Arsenal se mesurera à Real Madrid, Bayern Munich, Borussia Dortmund, Real Betis, Lille, Napoli, Sabah et Slavia Prague. Aston Villa jouera PSG, Barcelona, Dortmund, Club Brugge, Fenerbahce, Galatasaray, Viking et Slavia Prague. Manchester United sera opposé à Bayern, Atletico, Roma, Sporting, Leipzig, Villarreal, Sabah et Como.

Des affiches de prestige, des déplacements lourds, une cadence infernale qui s’ajoute à la Ligue Europa et à la Conference League, dont le tirage suit celui de Monaco.

Football féminin : Brighton change de cap, Birmingham se renforce

À une semaine de la reprise de la WSL, un tremblement de terre secoue Brighton : Dario Vidosic quitte son poste de manager. Il avait conduit le club à sa première finale de FA Cup la saison dernière. Le club doit affronter Arsenal le 6 septembre, et tout indique que Vidosic se dirige vers Angel City. Le technicien a salué joueurs, staff et supporters, expliquant qu’il s’agit du bon moment pour ouvrir un nouveau chapitre familial.

Pendant ce temps, Birmingham City, promu en WSL, continue de bâtir une équipe ambitieuse. Le club a recruté la jeune internationale japonaise Suzu Amano en provenance de Växjö DFF, après avoir déjà attiré Millie Turner depuis Manchester United. Des mouvements qui confirment la montée en puissance du championnat anglais féminin.

Rangers et Celtic, deux soirées européennes à oublier

En Écosse, la semaine européenne a laissé des traces. Rangers a été éliminé de la Conference League après un 1-1 sur l’ensemble des deux matches contre Jablonec, suivi d’une défaite 4-3 aux tirs au but. Une sortie prématurée et douloureuse.

Celtic a vécu un cauchemar encore plus retentissant. Avec quatre buts d’avance sur Lask en barrage de Ligue des champions, le club de Glasgow a tout gâché en Autriche. Martin O’Neill n’a pas mâché ses mots : son équipe aurait dû « être hors de portée à la mi-temps », après avoir marqué et manqué deux énormes occasions. Deux buts encaissés de part et d’autre de la pause ont relancé les Autrichiens, qui ont « rugi » pour revenir et profiter de « buts concédés qui ne sont pas bons du tout » du point de vue de Celtic. Résultat : bascule en Ligue Europa, et un avertissement sévère dès le mois d’août.

Une saison qui s’annonce longue, dense, impitoyable

Les dates sont fixées, les adversaires connus, les blessures déjà là, les transferts encore en suspens. Les clubs anglais jonglent entre Premier League, coupes nationales et Europe. Les clubs du continent, eux, devront apprivoiser ce nouveau format de phase de ligue où chaque point pèsera lourd.

Les orchestres peuvent ranger leurs instruments, les boules sont sorties, les tableaux sont remplis. La question est simple désormais : qui aura encore du souffle au moment d’entrer à Stadion Frankfurt, un soir de mai 2027 ?