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Formule 1 : Leclerc brille à Monza, McLaren réécrit l'histoire

À Monza, les tifosi ont enfin de quoi sourire. Charles Leclerc a placé sa Ferrari en haut de la feuille des temps, claquant un 1'23"008 qui a fait vibrer les tribunes rouges. Tour propre, incisif, comme un message envoyé dès les premiers tours de roue.

Plus loin dans le peloton, un autre nom se détache parmi les nouveaux visages : Paul Aron. Le rookie Alpine occupe pour l’instant la 13e place, meilleur débutant en piste. Discret, mais efficace, dans un contexte où chaque minute de roulage vaut de l’or.

Monaco rejoué sur tapis vert

Pendant que les chronos tombent à Monza, c’est le Grand Prix de Monaco qui se retrouve réécrit en coulisses. McLaren a remporté son appel contre le résultat de la course, après le chaos des pénalités pour excès de vitesse dans la voie des stands.

Conséquence immédiate : Pierre Gasly perd le podium qui lui avait été rendu après une première décision en faveur d’Alpine. Le Français, troisième sur la piste le 7 juin, retombe finalement au septième rang, soit la position qui figurait dans les résultats officiels initiaux.

Le grand gagnant se nomme Isack Hadjar. Le pilote Red Bull récupère la troisième place, tandis qu’Oscar Piastri remonte au quatrième rang pour McLaren. Une redistribution brutale, née d’une erreur majeure : la longueur de la voie des stands avait été mal calculée, faussant la moyenne de vitesse enregistrée et déclenchant des pénalités injustifiées.

Les chiffres étaient donc mauvais, les sanctions aussi. L’appel de McLaren remet les choses en ligne avec la réalité sportive, mais laisse un goût amer à Alpine et à Gasly, privés d’un podium chèrement conquis dans les rues de Monaco.

Une séance hachée, des rookies frustrés

Sur la piste italienne, la première séance d’essais libres a été coupée dans son élan. La Cadillac de Colton Herta, alignée à la place de Sergio Perez, s’est retrouvée bloquée, visiblement coincée sur un rapport. Les commissaires ont tenté de pousser la voiture, sans succès immédiat. Drapeau rouge.

Cinq précieuses minutes envolées. Et pour Herta, qui découvre ce roulage en FP1 malgré son statut de vétéran d’IndyCar, le timing ne pouvait guère être pire. Ces séances réservées aux rookies sont rares, et chaque tour manqué pèse lourd dans l’évaluation des équipes.

Avant l’interruption, le rythme montait déjà d’un cran. Lando Norris avait dégainé un premier 1'24"194 en pneus mediums, vite effacé par George Russell, plus rapide de près de quatre dixièmes avec un 1'23"802. La barre des 1'23 tombait, les conditions idéales – tout le contraire de Zandvoort deux semaines plus tôt.

Liam Lawson, seul à ce moment-là à chausser les pneus tendres, s’était invité au sommet provisoire avec un 1'24"383. Un retour remarqué dans la Red Bull, alors qu’Isack Hadjar reste absent, toujours touché au poignet.

Quatre nouveaux visages pour un FP1

Ce vendredi, la grille de FP1 avait un parfum de laboratoire. Quatre rookies étaient en piste.

  • Ayumu Iwasa prenait le volant de la Red Bull habituellement confiée à Max Verstappen.
  • Luke Browning remplaçait Alex Albon chez Williams.
  • Paul Aron se glissait dans le baquet de Pierre Gasly chez Alpine.
  • Colton Herta, figure installée d’IndyCar mais débutant officiel en F1, héritait de la Cadillac de Sergio Perez.

Un casting inédit, éclaté dans le peloton, mais suivi de près par les équipes comme par le paddock. Chaque secteur, chaque correction au volant compte dans ces auditions à ciel ouvert.

Norris en patron, Hamilton dans le coup

Au fil des tours, la hiérarchie s’est dessinée. Lando Norris, porté par deux victoires consécutives en Grand Prix, s’est installé en tête avec un 1'23"719 dans sa McLaren. Une fois encore, l’Anglais roule avec l’assurance d’un pilote en pleine confiance.

George Russell ne lâche rien, à seulement 0"083. Lewis Hamilton complète un trio 100 % britannique sous les 1'24, avec un 1'23"891. Trois références, trois styles, mais une même certitude : la bataille à l’avant s’annonce dense tout le week-end.

Plus loin, Charles Leclerc a rappelé que Ferrari ne compte pas se contenter du rôle de figurant à domicile. Son 1'23"008 a mis le ton. Dans les tribunes, les drapeaux rouges se sont levés comme un réflexe.

Avenir verrouillé pour Norris et Colapinto

En dehors de la piste, l’avenir se dessine aussi au stylo. Lando Norris a prolongé son engagement avec McLaren jusqu’en 2030. Un contrat long, assumé, que le Britannique a décrit comme un « oui » évident. Son présent est brillant, son futur sera papaye orange.

Chez Alpine, Franco Colapinto a lui aussi sécurisé sa place pour la saison prochaine. Le pilote argentin de 23 ans reste dans la structure française au terme d’une campagne marquée par un meilleur résultat en carrière : une sixième place au Grand Prix du Canada. Un signal clair envoyé par l’équipe à un jeune en pleine progression.

Entre chronos qui tombent, résultats réécrits sur tapis vert et contrats verrouillés pour les années à venir, la Formule 1 vit une de ces journées où le présent et le futur s’entrechoquent. Et au milieu de ce tumulte, une question demeure : qui saura transformer ces promesses en victoires quand les feux s’éteindront pour de bon ?