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Kamil Pooran : Nouvelle Étoile des West Indies en Tournée en Inde

Kamil Pooran, la nouvelle étincelle des West Indies, va découvrir l’international. L’ouvreur a été récompensé de sa saison éclatante en Caribbean Premier League avec Saint Lucia Kings et figure dans le groupe pour la tournée en Inde, où une série de cinq T20I attend les Caribéens.

Le message est clair : ses 273 runs en huit matchs de CPL, à un taux de frappe de 159,34, n’ont pas été ignorés. Pooran grimpe d’un cran, directement sur la scène mondiale, dans une équipe où Quentin Sampson et Keemo Paul effectuent eux aussi leur retour pour le format court.

Holder au repos, Hetmyer en gestion

Dans le même temps, une autre décision forte accompagne cette sélection : Jason Holder est laissé au repos. L’ancien capitaine, pièce maîtresse du dispositif T20I ces dernières années, ne sera pas du voyage pour cette série. Son absence ne bouleverse pas la hiérarchie, mais rappelle l’usure d’un calendrier chargé et la nécessité de préserver les hommes clés.

En 50 overs, Holder n’est plus un visage régulier depuis longtemps. Il n’a plus disputé le moindre ODI depuis plus de trois ans, sa dernière apparition remontant aux qualifications de la Coupe du monde 2023 au Zimbabwe.

Shimron Hetmyer, lui, bénéficie d’une « période de récupération prolongée » après la CPL. Il manquera donc la série d’ODI prévue du 27 septembre au 3 octobre. Cricket West Indies insiste toutefois : Hetmyer reste au cœur du projet en 50 overs. Il rejoindra ensuite le groupe T20I pour la série qui débutera le 6 octobre. Gestion fine, calendrier maîtrisé, mais aussi pression implicite : la porte reste ouverte, à lui de l’enfoncer.

Un groupe ODI stable, mais des absents de marque

La sélection pour les ODI en Inde ressemble beaucoup à celle qui s’est inclinée 3-2 face à la Nouvelle-Zélande en juillet. La continuité domine, mais quelques noms manquent à l’appel.

Ackeem Auguste n’y figure pas, toujours en phase de rééducation après une opération subie le mois dernier. Sa blessure ouvre la voie à un jeune visage : Jewel Andrew, 19 ans, rappelé pour la série et déjà intégré également dans le groupe T20. Une double confiance accordée à un joueur que les sélectionneurs projettent clairement sur le long terme.

Autre retour notable : celui de John Campbell, qui avait raté les deux derniers ODI face aux Néo-Zélandais sur blessure. Sa présence renforce le haut de l’ordre, à un moment où chaque manche compte, même si le destin des West Indies en matière de qualification automatique est déjà scellé.

La route de la Coupe du monde passe par les qualifications

Le deuxième ODI, programmé le 30 septembre, marquera la fin du cycle de qualification directe pour la Coupe du monde de l’an prochain en Afrique. Pour les West Indies, le verdict est déjà tombé : quel que soit le résultat des deux premiers matchs, ils ne pourront pas décrocher leur billet automatiquement. Ils devront passer par le tournoi de qualification l’an prochain.

Pour autant, cette série n’a rien d’un tour d’honneur. Daren Sammy, sélectionneur et figure emblématique du cricket caribéen, en mesure parfaitement l’enjeu. Le premier ODI à Thiruvananthapuram, le 27 septembre, lancera une tournée où le prestige de l’adversaire se conjugue avec l’urgence du projet.

Affronter l’équipe numéro un mondiale, c’est se mesurer à l’étalon ultime. Pour Sammy, c’est l’occasion de « peaufiner et améliorer » les performances en ODI, dans un cycle où son équipe a déjà montré des éclairs de qualité. Cette confrontation sert de laboratoire à ciel ouvert : tester ceux qui doivent endosser des rôles plus lourds, préparer une ossature, viser déjà la Coupe du monde 2027.

Un noyau à consolider

Le groupe retenu pour les ODI en Inde reflète cette logique de construction : Shai Hope (capitaine), Jewel Andrew, John Campbell, Keacy Carty, Roston Chase, Matthew Forde, Justin Greaves, Amir Jangoo, Alzarri Joseph, Shamar Joseph, Vitel Lawes, Gudakesh Motie, Keemo Paul, Sherfane Rutherford, Jayden Seales.

Un mélange de cadres confirmés, de talents en pleine ascension et de jeunes qui doivent prouver qu’ils peuvent supporter la pression des grands soirs. Chaque manche, chaque sort, chaque série jouée en Inde pèsera dans les décisions à venir.

Pour les West Indies, cette tournée ne se résume pas à un déplacement de plus sur un calendrier surchargé. C’est un test de caractère, un révélateur de profondeur, et peut-être le point de départ d’un groupe qui veut se réinventer avant de retourner se battre, l’an prochain, dans l’arène impitoyable des qualifications.