Jay Meena : Médaille historique pour l'Inde en soft tennis
À Nagoya, un nom est entré dans l’histoire du sport indien : Jay Meena.
Jay Meena, une médaille historique en soft tennis
À ses troisièmes Jeux asiatiques, le joueur de soft tennis a enfin brisé le plafond de verre. À Aichi-Nagoya, Meena s’est hissé en demi-finales du simple masculin et a assuré à l’Inde sa toute première médaille dans cette discipline aux Jeux asiatiques. Un jalon majeur pour un sport longtemps resté en marge dans le pays.
Le quart de finale face au Philippin Sherwin Nuguit a ressemblé à un marathon sous haute tension. Sept manches, des renversements constants, un départ cauchemardesque… et une issue héroïque. Mené d’entrée, l’Indien s’est accroché pour s’imposer 4-3 au terme d’un duel étouffant : 0-4, 4-2, 2-4, 5-3, 2-4, 7-5. Un score qui raconte une chose : Meena a refusé de lâcher.
Le scénario a tout d’un match fondateur. À chaque fois que Nuguit semblait reprendre la main, Meena répondait, parfois à l’agonie, parfois avec autorité. La sixième manche, arrachée 7-5, a fait basculer la rencontre. La septième a scellé l’histoire : l’Inde tient enfin une médaille asiatique en soft tennis.
Ce parcours ne sort pas de nulle part. En phase de groupes, Meena avait déjà envoyé un signal fort en balayant le Pakistanais Arain Hussain 4-0 dans le groupe D, validant son billet pour les quarts avec une maîtrise totale. Désormais en demi-finales, il n’a plus seulement une médaille garantie. Il a une porte entrouverte vers un match pour l’or. À lui de la défoncer.
Tir : une nouvelle médaille en skeet féminin
Pendant que Meena écrivait une page inédite du soft tennis, le tir continuait d’alimenter le tableau des médailles indiennes à Aichi-Nagoya. L’équipe féminine de skeet a décroché le bronze, ajoutant une nouvelle ligne au palmarès de la délégation.
Raiza Dhillon, Parinaaz Dhaliwal et Maheshwari Chauhan ont cumulé 331 points. Raiza et Parinaaz ont chacune signé un solide 111 sur 125, Maheshwari apportant 109 points au total. Un trio régulier, compact, qui a tenu son rang dans une épreuve où la moindre faute se paie cash.
Intouchable, la Chine a raflé l’or avec 346 points. Le Kazakhstan a pris l’argent. L’Inde, elle, s’est accrochée à ce podium, confirmant la profondeur de son vivier en tir, discipline devenue l’un des moteurs de ses campagnes continentales.
Manu Bhaker dans la course au podium
La journée indienne à Nagoya a aussi été marquée par la présence attendue d’une star : Manu Bhaker. Double médaillée olympique, la spécialiste du pistolet a validé son ticket pour la finale individuelle du 10 m air pistol féminin.
Sa qualification, construite sur une performance solide en phase préliminaire, l’a replacée au cœur de la bataille pour les médailles. Dans le même temps, Suruchi Inder Singh et Esha Singh ont manqué la marche de la finale, rappel brutal du niveau d’exigence à ce stade de la compétition.
Entre la percée historique de Jay Meena en soft tennis, le bronze en skeet féminin et la présence de Manu Bhaker dans une nouvelle finale, l’Inde a vécu une journée charnière à Aichi-Nagoya. La question n’est plus de savoir si la délégation marquera ces Jeux asiatiques de son empreinte. Elle est de mesurer jusqu’où elle peut encore pousser les portes qu’elle vient d’ouvrir.




