Jalen Green : un trade à envisager pour les Suns ?
À Phoenix, le dossier Jalen Green s’invite déjà au centre du tableau de bord, alors que la saison 2026-27 de NBA n’a même pas encore commencé.
Un talent, mais un fit qui grince
Greg Swartz, de Bleacher Report, a mis un coup de projecteur brutal mais lucide sur la situation : pour lui, Jalen Green est un candidat discret mais sérieux au trade chez les Suns. Non pas parce qu’il manque de talent, mais parce que l’assemblage aux côtés de Devin Booker ne fonctionne pas comme espéré.
Les chiffres sont sans pitié. Avec un backcourt composé de Collin Gillespie et Booker, Phoenix affiche un net rating de +8,7, soit dans le 87e percentile de la ligue. Dès que Green remplace Gillespie, l’écart se réduit nettement : +2,8 seulement, 65e percentile. Même système, même star, mais une alchimie différente.
Le contraste ne s’arrête pas là. Gillespie vient de signer un contrat de quatre ans à 48 millions de dollars, soit environ un tiers du salaire annuel de Green. Pour une équipe qui vise le titre et doit jongler avec la masse salariale, ce genre de comparaison pèse lourd dans les réunions de direction.
Un scoreur pur, des prétendants déjà identifiés
Sur le plan individuel, Jalen Green sort pourtant d’une saison solide sous le maillot de Phoenix : 17,8 points, 3,6 rebonds, 2,8 passes décisives et 1,1 interception en 25,9 minutes par match. Un profil de scoreur explosif, capable de changer le rythme d’un match en quelques possessions.
C’est précisément ce qui alimente les rumeurs. Swartz cite trois destinations possibles : les Brooklyn Nets, les Los Angeles Clippers et les Dallas Mavericks.
À Brooklyn, Green serait imaginé comme une version plus aboutie de Cam Thomas, un scoreur capable d’enchaîner les points mais avec un potentiel plus large, dans une franchise qui cherche à se rapprocher à nouveau du haut de la Conférence Est.
Les nouveaux Clippers offriraient un contexte différent : l’idée de l’associer à Darius Garland dans le backcourt intrigue. Un meneur organisateur et créateur, épaulé par un arrière explosif capable de prendre feu. Une combinaison qui pourrait redonner un souffle offensif à une équipe en reconstruction de son identité.
Dallas, enfin, verrait en Green une arme de plus pour épauler le duo déjà chargé en responsabilités offensives. Un punch de plus sur les lignes arrière pour rééquilibrer un effectif souvent très dépendant de ses stars.
Un contrat lourd, une fenêtre de décision étroite
Le contexte contractuel ajoute une pression supplémentaire sur les Suns. Green a encore deux ans et plus de 72 millions de dollars à toucher sur l’extension rookie de trois ans et 106 millions signée avec les Houston Rockets en octobre 2024.
Pour la saison 2026-27, il est assuré de percevoir 36,2 millions. Pour 2027-28, il dispose d’une player option à 36 millions, qu’il peut refuser pour tester le marché en tant que free agent non restreint l’été prochain.
C’est là que le dilemme devient urgent pour Phoenix. Si la franchise ne le voit pas comme un élément de long terme aux côtés de Booker, attendre comporte un risque évident : le voir partir sans contrepartie dans un an. Dans une ligue où chaque asset compte, laisser filer un joueur de ce calibre gratuitement aurait un goût amer.
Phoenix face à un choix de projet
À 24 ans, Jalen Green n’a sans doute pas encore atteint son apogée. Son profil reste celui d’un arrière moderne, athlétique, capable de scorer de loin comme en pénétration, et d’impacter un match sur des séquences courtes mais décisives. Pour beaucoup de franchises, c’est précisément le genre de pari qu’on est prêt à payer cher.
Pour les Suns, la question est plus subtile : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour forcer un fit qui ne décolle pas vraiment aux côtés de Devin Booker ? Faut-il privilégier la complémentarité et la flexibilité financière, ou miser sur le talent brut en espérant que le duo trouve enfin son rythme de croisière ?
Le marché n’attendra pas éternellement. Et si Phoenix décide d’« absolument tester le marché », comme le recommande Swartz, la valeur de Jalen Green pourrait bien raconter à elle seule comment la ligue voit son avenir.




