Inde vs Sri Lanka : Finale historique aux Asian Games
À Nisshin, le décor est familier, mais l’enjeu a changé de dimension. Quelques jours après avoir survolé la finale de la Asia Cup, l’Inde et le Sri Lanka se retrouvent face à face, cette fois pour l’or aux Asian Games. Même affiche. Même héroïnes. Une pression bien différente.
L’Inde, tenante du titre et patronne incontestée du continent, ne s’est presque pas salie les mains jusqu’ici. Japon balayé en quarts, Bangladesh écrasé en demi-finale. Deux matches, deux démonstrations. Une équipe qui avance en terrain conquis, sûre de sa force, presque programmée pour jouer ce genre de rendez-vous.
En face, le Sri Lanka n’a plus grand-chose à voir avec celui qui a cédé en finale de la Asia Cup. Le groupe de Chamari Athapaththu a appris dans la douleur. La route jusqu’à Nisshin le prouve : large victoire contre la Malaisie en quarts, succès maîtrisé contre le Pakistan en demi-finale. Une montée en puissance. Une équipe qui a décidé de ne plus se contenter du rôle de sparring-partner.
Toss, XIs et promesse de feu d’artifice
Le premier tournant tombe vite : l’Inde remporte le toss et choisit de frapper d’entrée. Un message clair. Smriti Mandhana et Shafali Verma ouvriront le bal, comme lors de la Asia Cup, où leurs deux cinquante avaient posé les fondations d’un 183/5 injouable pour le Sri Lanka. Derrière elles, la capitaine Harmanpreet Kaur, Richa Ghosh aux gants, et une ligne de milieu de tableau solide avec Bharti Fulmali et Deepti Sharma.
Le onze indien du jour :
- Smriti Mandhana
- Shafali Verma
- Gunalan Kamalini
- Harmanpreet Kaur (c)
- Richa Ghosh (w)
- Bharti Fulmali
- Deepti Sharma
- Shreyanka Patil
- Shree Charani
- Nandani Sharma
- Kranti Gaud.
En face, le Sri Lanka aligne un bloc compact, articulé autour de sa star Chamari Athapaththu, capable à elle seule de renverser un match. Imesha Dulani ouvre, Hasini Perera et Harshitha Samarawickrama complètent un top-order qui devra tenir la charge indienne. Kavisha Dilhari et Hansima Karunaratne apporteront l’équilibre au milieu, tandis que Kaushani Nuthyangana gardera les guichets.
Le onze sri-lankais :
- Imesha Dulani
- Chamari Athapaththu (c)
- Hasini Perera
- Harshitha Samarawickrama
- Kavisha Dilhari
- Hansima Karunaratne
- Kaushani Nuthyangana (w)
- Mithali Ayodhya
- Kawya Kavindi
- Chamudi Praboda
- Sugandika Kumari.
Sur le banc, l’Inde garde des armes de choix comme Renuka Singh Thakur, Radha Yadav ou Arundhati Reddy. Le Sri Lanka peut compter sur Rashmika Sewwandi, Nimasha Meepage ou Anushka Sanjeewani. De quoi ajuster en cours de route si le match se tend.
Un remake chargé de souvenirs
Difficile d’échapper à l’ombre du 13 septembre. Ce jour-là, en finale de la Asia Cup, l’Inde avait étouffé le Sri Lanka. Mandhana et Verma avaient posé le ton avec deux fifties, Shree Charani avait démoli la réponse adverse avec quatre wickets, et le Sri Lanka s’était écroulé à 111. Soixante-douze runs d’écart. Une claque.
Depuis, un fossé semble s’être creusé entre les deux nations. L’Inde enchaîne les titres, les campagnes dominées, les victoires à sens unique. Le Sri Lanka, lui, s’accroche, grappille, progresse, parfois dans l’ombre. Mais cette finale des Asian Games offre une rare opportunité : effacer une partie de ce retard en un match, sur une journée, dans un tournoi où tout compte double.
Le contexte ajoute encore une couche : une victoire indienne offrirait à la délégation nationale une septième médaille et surtout le tout premier or de cette édition. Le symbole est immense. Ce n’est plus seulement une finale de cricket. C’est une médaille historique à aller chercher.
Le bronze pour le Pakistan, le sommet pour l’Inde et le Sri Lanka
Un peu plus tôt, le Pakistan a déjà pris place sur le podium. La troupe de Fatima Sana a dominé le Bangladesh, 145/8 contre 114/7, pour s’offrir le bronze et sa première médaille des Jeux. Une performance solide, une marche franchie. Mais le sommet reste pour l’Inde et le Sri Lanka.
Les deux finalistes connaissent la scène. Le Sri Lanka avait déjà atteint la finale des Asian Games en 2022. L’Inde, elle, porte le costume du champion en titre. Deux trajectoires qui se croisent encore, comme si le cricket asiatique se résumait de plus en plus à ce duel.
Reste une question, simple, brutale : ce remake de la Asia Cup accouchera-t-il du même scénario, ou le Sri Lanka est-il enfin prêt à faire vaciller la reine du continent sur la plus grande scène des Jeux ?




