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L’Inde accueille la première Women’s Champions Trophy 2027

L’ICC a tranché : la première édition de la Women’s Champions Trophy aura lieu en Inde, du 14 au 28 février 2027. Un tournant majeur pour le cricket féminin… et un nouveau revers pour le Sri Lanka.

Du Sri Lanka à l’Inde, un basculement politique

Initialement, le tournoi devait se tenir au Sri Lanka. Le projet était posé, l’échéance connue. Puis la politique s’en est mêlée.

Comme l’avait révélé Cricbuzz, l’ICC a décidé de déplacer l’événement en raison d’interférences gouvernementales dans la gestion de Sri Lanka Cricket. La fédération est actuellement dirigée par un Transformation Committee nommé par le gouvernement, chargé de piloter de profondes réformes structurelles et constitutionnelles.

Problème : la ligne de l’ICC est claire. Les administrations intérimaires nommées politiquement ne sont pas autorisées. Le Sri Lanka l’a déjà payé cher : le pays a perdu l’organisation de la Coupe du monde U19 2024, transférée en urgence en Afrique du Sud.

Cette fois, c’est un tournoi féminin majeur qui s’envole.

Trois candidats, un vainqueur : l’Inde

Face au retrait du Sri Lanka, trois options ont été étudiées : Bangladesh, Afrique du Sud et Inde. Après évaluation, le conseil de l’ICC a ratifié l’Inde comme pays hôte le 1er septembre.

Le choix est lourd de sens. L’Inde offre un marché colossal, des infrastructures solides, une base de fans immense. Et surtout, une dynamique très forte autour du cricket féminin, portée par les grandes compétitions récentes et l’émergence d’une génération ambitieuse.

La Women’s Champions Trophy 2027 se jouera sur deux sites :

  • le Cricket Club of India à Mumbai (Brabourne Stadium), écrin historique,
  • le Vadodara International Cricket Stadium à Vadodara, symbole d’une expansion vers de nouveaux pôles.

Deux stades, deux atmosphères, un même enjeu : installer ce nouveau tournoi comme rendez-vous incontournable du calendrier féminin.

Un plateau relevé, un format sans filet

Six équipes sont qualifiées pour cette première édition : England, Australia, New Zealand, South Africa, Sri Lanka et India. Que du lourd. Que des nations majeures du cricket féminin.

Le format sera sans concession : un round robin intégral. Chacune affrontera toutes les autres. Pas de cachette, pas de parcours protégé. Les meilleures sur la durée iront jusqu’au bout, avec une finale programmée le 28 février.

Dans un calendrier déjà chargé, ce tournoi s’insère comme une pièce maîtresse. Un rendez-vous annuel de l’ICC pour les femmes, pensé pour créer une continuité, un rythme, une habitude. Les équipes savent désormais qu’il y aura, chaque année, un grand événement mondial à viser.

Une vitrine mondiale pour le cricket féminin

Dans son communiqué, le président de l’ICC, Jay Shah, a présenté la Women’s Champions Trophy 2027 comme « un nouveau chapitre » pour le cricket féminin. Il insiste sur deux points : l’intensité sportive et l’impact structurel.

Le tournoi doit rassembler « les meilleures équipes du monde dans une compétition intense et de haute qualité », tout en offrant une motivation supplémentaire pour grimper au classement et gagner sa place sur la scène globale.

Avec un événement féminin phare désormais inscrit chaque année au calendrier de l’ICC, l’instance veut installer une dynamique durable : plus de visibilité, plus de régularité, plus de repères pour les joueuses comme pour les supporters.

Pendant ce temps, le Sri Lanka poursuit, sous supervision de l’ICC, les réformes exigées lors de la conférence annuelle de juillet. Le pays espère retrouver sa crédibilité et ses droits d’accueil à moyen terme.

Mais en 2027, les projecteurs seront braqués ailleurs. Les regards convergeront vers Mumbai et Vadodara, où se jouera bien plus qu’un simple trophée : une bataille pour le statut, pour l’avenir, et pour le cœur du public mondial du cricket féminin.