Cinq points à surveiller lors du Grand Prix de F1 au Mexique
Ce week-end, la Formule 1 se dirige vers le très attendu Grand Prix du Mexique, qui arrive seulement sept jours après la victoire éclatante de Kimi Antonelli à Austin. Ce triomphe fut la neuvième victoire de la saison 2026 pour le pilote Mercedes, qui a dominé depuis la pole position dans une course où la stratégie a joué un rôle majeur avec un unique arrêt aux stands.
Sur le podium d'Austin, on retrouvait également Charles Leclerc et Max Verstappen, tous deux ayant effectué deux arrêts. Nous sommes désormais à cinq courses de la fin de la saison, un moment décisif où deux titres pourraient être attribués à Mexico.
1. Antonelli, presque couronné
Il paraît plus probable que Pastor Maldonado revienne en F1 que Kimi Antonelli ne devienne pas champion du monde ce week-end. À seulement 20 ans, Antonelli écrase la concurrence avec un avantage de 123 points sur George Russell et de 124 sur Lewis Hamilton. Avec 125 points encore en jeu cette saison, il lui suffit de terminer dans les neuf premiers pour s'assurer son premier titre mondial. Même un résultat hors des points pourrait suffire si ni Russell ni Hamilton ne remportent la course, ce qui semble peu probable compte tenu de leur forme actuelle.
Depuis la deuxième manche en Chine, Antonelli s'est imposé comme un cran au-dessus : neuf victoires, quinze podiums et sept poles sans réelle faute avec sa W17, malgré les difficultés rencontrées par son coéquipier. Il deviendra le plus jeune champion de F1, battant le record de Sebastian Vettel de trois ans, et il est certain qu'il visera d'autres couronnes.
2. Le titre constructeurs en suspens
Mercedes attend toujours son prochain titre constructeur, le dernier datant de 2021 avant une période difficile marquée par l'ère de l'effet sol. Pourtant, la marque allemande a dominé la nouvelle réglementation de 2026 grâce à un moteur particulièrement efficace, remportant les six premières courses depuis la pole. Malgré les progrès de Ferrari, McLaren et Red Bull, Mercedes conserve une avance confortable.
- Avance de Mercedes sur Ferrari : 133 points
- Points disponibles avant Mexico : 215
- Points disponibles après Mexico : 172
Pour décrocher le titre à Mexico, Mercedes doit dépasser Ferrari de 39 points, ce qui implique un doublé ou une première place associée à une troisième place, tandis que Ferrari doit marquer très peu. Il est donc plus probable que le championnat soit décidé la semaine suivante à Interlagos.
3. Les problèmes persistants chez Red Bull
Selon Ronald Vording de Motorsport.com, deux difficultés continuent d'affecter Red Bull : des départs de course laborieux et des soucis techniques liés aux communications radio. Ces lacunes ont coûté cher tout au long de la saison, avec notamment des pertes de positions au départ pour Isack Hadjar et Max Verstappen.
Ces problèmes, apparus dès Singapour et encore visibles à Austin, devraient alimenter les questions autour de l'équipe autrichienne, le chef d'équipe Laurent Mekies estimant qu'ils pourraient persister en 2027. En dépit de cela, Red Bull a gagné du terrain en dépassant McLaren au classement constructeurs, et Verstappen affiche une série de six podiums consécutifs, dont deux victoires.
4. Ferrari à la recherche d'une victoire
Ferrari monte régulièrement sur le podium, mais reste sans victoire depuis neuf courses. À Austin, ils semblaient enfin pouvoir briser cette série, mais un manque de performance en qualifications les a pénalisés, reléguant Charles Leclerc et Lewis Hamilton loin sur la grille. Malgré tout, Leclerc a terminé deuxième, ce qui témoigne de la compétitivité de la SF-26, désormais moins dépendante des caractéristiques des circuits.
L'Autodromo Hermanos Rodriguez, situé à plus de 2200 mètres d'altitude, constitue un défi unique. Le directeur d'équipe Fred Vasseur reste confiant quant aux chances de victoire, soulignant que tout se joue sur les détails liés aux pneus et aux réglages. Une victoire Ferrari dimanche n'est pas impossible.
5. Sergio Pérez et ses 300 Grands Prix
Ce dimanche, Sergio Pérez atteindra un cap rare : 300 courses en Formule 1, rejoignant un cercle fermé comprenant des légendes telles que Fernando Alonso, Rubens Barrichello, Jenson Button et Michael Schumacher.
Pour les Mexicains et Latinos, ce chiffre symbolise bien plus que la longévité. Il incarne la réussite face aux critiques qui le réduisaient à un pilote payé. Avec une deuxième place au championnat du monde, le record du pilote mexicain le plus titré en F1 et un retour remarqué chez Cadillac, Pérez a prouvé ses qualités au fil des années.
Cette année, il ne vise plus les podiums à Mexico, mais simplement finir la course sera une victoire. Son héritage va au-delà des chiffres : il a été un moteur clé dans le retour de la F1 au Mexique et inspire les jeunes générations, fidèle à sa devise inscrite sur son casque : "Never give up".




