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Gabriel Lourenço : le KO préparé avec précision

Gabriel Lourenço n’avait pas seulement promis un KO. Il l’avait minutieusement préparé.

Opposé à Charlie Cleveland lors de la quatrième semaine de Dana White’s Contender Series 2026, le poids lourd de 26 ans a plié l’affaire en un peu plus de deux minutes. Un crochet du bras arrière, puis une pluie de marteaux au sol, et l’arbitre n’a eu d’autre choix que d’intervenir. Contrat UFC en poche, mission accomplie.

Un défaut fatal repéré à la vidéo

Si Lourenço est entré dans la cage avec une telle assurance, ce n’est pas du bluff. Le Brésilien et son équipe de la Chute Boxe avaient disséqué le jeu de Cleveland. Une séquence revient sans cesse sur les écrans : menton haut, jamais vraiment rentré, exposé.

C’est là que tout s’est joué.

« On l’avait étudié du début à la fin, expliquait-il après le combat. Coach Luciano ‘Mutante’ est ici… On a toujours su que sa tête restait haute. On savait qu’à un moment, ma droite allait passer. »

Cette faille, Lourenço l’a gardée en tête dès le premier pas dans l’octogone. Pas de précipitation, mais une intention claire : amener Cleveland exactement dans la zone de danger qu’ils avaient repérée.

Une droite chirurgicale, puis le déluge

Le scénario a suivi le plan. Lourenço a trouvé sa distance, laissé Cleveland s’installer, puis a déclenché. Sa main droite a traversé la garde et envoyé l’Américain au sol. La suite a été brutale : de lourds hammerfists jusqu’à l’arrêt de l’arbitre, sans contestation possible.

KO au premier round, promesse tenue.

Au-delà de la puissance, c’est la précision du travail en amont qui frappe. Lourenço insiste sur le rôle de son coach, Luciano Ferreira, alias « Mutante », et sur l’importance de représenter Chute Boxe au plus haut niveau. « Représenter Luciano, représenter Chute Boxe sera un honneur. Je veux plus de KO comme celui-là », lâche-t-il, déjà tourné vers la suite.

Cette suite, justement, s’écrira désormais sous la bannière de l’UFC. Lourenço a décroché son contrat sur un seul coup parfaitement préparé. La question, maintenant, n’est plus de savoir s’il a sa place. Elle est de savoir combien de têtes hautes il fera tomber avant qu’on ne commence à parler de lui comme d’un sérieux problème chez les lourds.