Endrick : rester au Real Madrid ou partir en prêt ?
Endrick n’a fermé aucune porte. Pas encore. À 20 ans, l’attaquant brésilien du Real Madrid regarde déjà vers janvier avec une question simple et brutale : jouer enfin, ou partir en prêt pour ne pas perdre une saison.
Un talent à l’arrêt
Son début de saison ressemble à un faux départ. Blessé en présaison, Endrick a manqué les premiers matches et n’a jamais vraiment réussi à rattraper le train. La concurrence en attaque est féroce, les minutes chères.
Le bilan est froid : seulement 107 minutes disputées, réparties sur quatre rencontres toutes compétitions confondues. Trop peu pour un joueur censé incarner une partie du futur offensif du club.
Endrick sait lire une situation. Il a compris qu’arracher une place dans le onze du Real Madrid, ici et maintenant, sera compliqué. D’où cette réflexion ouverte sur un départ en prêt dès le mercato d’hiver. Pas un bras de fer, pas une rupture. Une interrogation légitime d’un jeune attaquant qui veut simplement jouer.
Mourinho s’accroche à lui
Face à ces doutes, un homme ne lâche pas : José Mourinho. L’entraîneur portugais a pris position publiquement, sans ambiguïté.
« Endrick est un joueur que j’adore absolument, un joueur dans lequel je crois énormément et qui est très important pour nous », a-t-il déclaré.
Et il a enchaîné, tout aussi clair : « Quiconque s’intéresse à lui devra me passer dessus, parce que je crois qu’il n’a pas besoin d’être prêté et qu’il aura un énorme succès ici. »
Le message est frontal. Mourinho ne veut pas le voir partir. Endrick, lui, ne veut pas se précipiter. Il a choisi d’attendre, de « tout épuiser » en interne après ses échanges avec son entraîneur avant de trancher pour janvier.
La Serie A en embuscade
Pendant que le Real Madrid tergiverse, la Serie A se prépare.
AS Roma n’a jamais vraiment lâché le dossier. Le club italien était déjà tout proche de l’accueillir l’été dernier, avant que Mourinho ne bloque l’opération. La piste reste chaude, l’intérêt bien réel.
AC Milan est venu s’ajouter au tableau. Les Rossoneri se sont positionnés pour un prêt cet hiver, flairant l’opportunité de récupérer un avant-centre jeune, explosif et revanchard, sans s’engager sur un transfert définitif.
Pour Endrick, l’Italie représenterait autre chose qu’une simple porte de sortie : un championnat exigeant, des minutes assurées ou presque, un contexte pour grandir vite. Mais le choix ne se fera pas sur la théorie. Il se fera sur ce que lui offrira – ou non – le terrain d’ici la trêve.
Dix matches pour tout changer
Le calendrier ne lui laisse pas beaucoup de temps, mais il lui offre une chance. Entre novembre et décembre, le Real Madrid doit disputer sept rencontres de Liga : Racing Santander, Valencia, Celta Vigo, Alaves, Athletic Club, Osasuna et Deportivo de La Coruña.
À cela s’ajoutent trois affiches de Champions League face à AEK Athens, PSV Eindhoven et Arsenal.
Dix matches. Dix fenêtres possibles pour apparaître plus qu’en fin de rencontre, pour marquer, peser, exister vraiment dans la rotation.
Si Endrick reste cantonné aux miettes, le scénario d’un prêt prendra de l’épaisseur. S’il parvient à se rendre indispensable, même par séquences, l’option de rester à Madrid reprendra le dessus.
Tout se jouera là : dans ces minutes que Mourinho acceptera – ou non – de lui confier.
En janvier, Endrick devra trancher. Continuer à se battre dans l’ombre au Real Madrid, ou traverser l’Europe pour devenir, enfin, un titulaire régulier.




