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Damian Jones rejoint le Real Madrid : un pivot XXL

Damian Jones, nouveau pari XXL du Real Madrid

Le Real Madrid frappe encore fort sur le marché estival. Cette fois, ce n’est pas une pépite européenne ni un jeune prospect à développer, mais un pivot au pedigree très clair : Damian Jones, ancien choix de premier tour et double champion NBA avec les Golden State Warriors.

Le club madrilène a officialisé la signature de l’intérieur américain, engagé jusqu’à la fin de la saison 2026-2027. Jones arrive en Espagne lancé à pleine vitesse, tout juste couronné champion à Porto Rico avec les Bayamón Cowboys. Un titre de plus sur un CV déjà bien garni, mais qui n’avait jamais vraiment trouvé sa place durablement en NBA.

D’un bout du monde à l’autre

Drafté en 30e position en 2016 après trois saisons solides à Vanderbilt, Damian Jones a découvert la grande ligue dans le sillage de Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green. À Golden State, il a surtout appris l’exigence du très haut niveau. Les minutes, elles, ont mis du temps à venir.

Sur ses deux premières saisons, le pivot ne dispute que 25 rencontres pour une production anecdotique : 1,8 point de moyenne, 50 % au tir. La troisième année, la porte s’entrouvre enfin. Il démarre 22 de ses 24 matchs, tourne à 5,4 points et 3,1 rebonds, surtout avec une adresse hallucinante de 71,6 % aux tirs. Un profil de finisseur pur, puissant, efficace près du cercle.

Mais la NBA ne laisse que rarement le temps de s’installer. Jones devient un maillon mobile du marché : Atlanta Hawks, Phoenix Suns, Los Angeles Lakers, Sacramento Kings, Utah Jazz, puis Cleveland Cavaliers. Partout, le même rôle : pivot de rotation, quelques minutes, quelques écrans, quelques dunks. Sa dernière saison en NBA, en 2023-2024 avec Cleveland, se résume à 39 matchs, 2,7 points et 1,6 rebond, à 59,6 % de réussite.

Deux bagues, mais jamais vraiment de point d’ancrage. Alors il a pris un autre chemin.

Un champion en quête de statut

En sortant du circuit NBA, Damian Jones n’a pas disparu. Il a rebondi. Sa dernière étape avant Madrid ? Une campagne victorieuse avec les Bayamón Cowboys, conclue par un titre dans la ligue portoricaine. Une preuve qu’il peut dominer loin des radars américains, qu’il peut être plus qu’un simple pivot de bout de banc.

Le Real Madrid l’a bien compris. Le géant espagnol, habitué à jongler entre vétérans NBA et stars européennes, lui offre une rampe de lancement idéale. La formation madrilène a confirmé que Jones avait passé avec succès sa visite médicale au Sanitas La Moraleja University Hospital avant de parapher son contrat. Dossier bouclé, pivot validé.

Dans une raquette déjà bien fournie, le poste 5 américain arrive avec une étiquette claire : candidat naturel au rôle de titulaire. Contrat d’un an, mais engagement jusqu’en 2027 : le message est limpide. Madrid ne le voit pas comme une simple doublure de luxe.

Une pièce de plus dans un puzzle déjà redoutable

Le vestiaire madrilène connaît déjà le langage de la NBA. Facundo Campazzo, Max Shulga, Theo Maledon et d’autres ont goûté à la ligue nord-américaine avant de revenir ou de s’installer en Europe. Damian Jones vient ajouter une dimension différente : celle d’un pivot athlétique, format NBA, forgé dans une culture de titre.

Sa capacité à finir près du cercle, à rouler fort sur pick-and-roll et à protéger l’arceau colle parfaitement aux exigences de l’EuroLeague moderne. À Madrid, il ne sera plus seulement un rôle secondaire perdu dans une rotation à dix intérieurs. Il aura des responsabilités, du volume, une exposition maximale dans l’une des plus grandes institutions sportives du monde.

Le contraste est saisissant : pendant que les Golden State Warriors s’interrogent sur la fin de règne de Stephen Curry et sur la direction à donner à la franchise, un ancien de la dynastie choisit l’Europe pour relancer sa propre trajectoire.

Damian Jones n’a jamais vraiment eu l’occasion de montrer s’il pouvait être plus qu’un joueur de rotation en NBA. La question, désormais, se pose ailleurs. Et si c’était au Real Madrid, sous les projecteurs de l’EuroLeague, qu’il devenait enfin le pivot central d’un projet taillé pour les titres ?