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Clippers : John S. Gibson nommé CEO intérimaire après la suspension de Ballmer

À Inglewood, les Los Angeles Clippers viennent de changer de visage au sommet de la franchise. Sous la contrainte, et dans un climat lourd.

Le club a nommé lundi John S. Gibson au poste de CEO intérimaire et governor, des fonctions jusque-là occupées par le propriétaire Steve Ballmer, frappé d’une suspension d’un an par la NBA pour contournement du salary cap. Une sanction lourde, qui a déjà coûté très cher à la franchise californienne.

Ballmer écarté, Gibson propulsé au premier plan

La NBA n’a pas tremblé : un an de suspension pour Ballmer, 30 millions de dollars d’amende pour les Clippers et la perte de cinq choix de premier tour de draft. Un triple coup de massue pour une organisation qui s’était d’abord insurgée contre ce qu’elle qualifiait d’« enquête fortement biaisée », avant que Ballmer ne change de cap.

Récemment, le propriétaire a annoncé qu’il n’ira pas au bras de fer avec la ligue. La franchise a déjà réglé l’amende. Reste à vivre avec les conséquences sportives et politiques de cette affaire.

C’est dans ce contexte que John S. Gibson entre en scène. Longtemps simple abonné de saison, figure familière des tribunes, il devient soudain l’homme qui incarne la direction des Clippers au quotidien. Il supervisera immédiatement les opérations basket comme les activités business, et représentera la franchise dans les votes au sein de la ligue.

« Je suis honoré d’assumer cette responsabilité et reconnaissant de l’opportunité de servir une organisation que je soutiens depuis de nombreuses années », a déclaré Gibson dans un communiqué. « Ma priorité sera de soutenir nos équipes, d’apporter un leadership stable et d’aider l’organisation à continuer d’avancer. »

Un avocat de haut niveau pour gérer la tempête

Gibson n’arrive pas de nulle part. Depuis six ans, il était trial lawyer et litigation partner au sein du cabinet DLA Piper à Los Angeles, où il co-dirigeait la pratique U.S. Business & Commercial Litigation. Un profil de juriste chevronné, rompu aux dossiers complexes, aux joutes procédurales et aux enjeux de gouvernance.

Avant cela, il a conseillé et représenté de grandes entreprises, des sociétés technologiques et de santé, des organisations sportives professionnelles et des dirigeants de haut rang. Autant dire qu’il connaît les arcanes du pouvoir économique et les subtilités réglementaires qui encadrent le sport professionnel.

Les Clippers misent donc sur un homme de confiance, déjà proche de la maison par sa fidélité de supporter, mais aussi capable de naviguer dans les eaux troublées laissées par le dossier du salary cap. Son rôle ne sera pas seulement de tenir la barre en attendant le retour de Ballmer. Il devra rassurer la ligue, stabiliser l’interne et préserver l’image d’une franchise qui ambitionne toujours de jouer les premiers rôles.

La sanction est tombée, l’amende est payée, les choix de draft sont perdus. Reste une question brûlante : comment ces Clippers, désormais emmenés en coulisses par un avocat devenu patron intérimaire, vont-ils transformer cette crise en nouvel élan pour la suite de leur histoire ?