Ciryl Gane doit encore prouver pour la ceinture des lourds
Ciryl Gane, ceinture en main mais dossier encore ouvert
Tom Aspinall a lâché la ceinture, mais Ciryl Gane n’est toujours pas le roi incontesté des lourds. C’est le message clair, presque sec, envoyé par Dana White.
Le patron de l’UFC a confirmé que le Français, sacré champion intérimaire en battant Alex Pereira à UFC Freedom 250, devra encore passer un test décisif avant d’être considéré comme le véritable numéro un de la catégorie.
« Est-ce que ça fait de (Gane) le champion incontesté ? Non. Il doit encore se battre », a-t-il lâché au micro de Sportsnet.
Le ton est posé, la marche à suivre aussi.
Aspinall à l’arrêt, ceinture vacante, tableau relancé
Tout est parti de la blessure de Tom Aspinall. Touché à l’œil lors de son combat pour le titre face à Gane à UFC 321 en octobre dernier, le Britannique est à l’arrêt depuis. Incapable de reprendre le chemin de l’octogone à court terme, il a finalement annoncé qu’il abandonnait sa ceinture.
Dans ce vide sportif, Ciryl Gane s’est engouffré. Le Français a pris le titre intérimaire en dominant Alex Pereira, ajoutant une ligne majeure à son palmarès, mais sans pour autant fermer le débat au sommet des lourds.
L’idéal, sportivement, aurait été limpide : une revanche entre Aspinall et Gane pour unifier les ceintures. Aspinall blessé, scénario impossible. La ceinture laissée vacante rouvre donc le champ des possibles… et des convoitises.
Dana White pose le cadre
Interrogé pour la première fois depuis l’annonce d’Aspinall, Dana White n’a laissé aucun doute sur la suite.
Gane aura un combat annoncé « bientôt ». Ce rendez-vous devrait, sauf retournement de situation, désigner le nouveau champion incontesté des lourds.
« On va voir comment tout ça se goupille avec Aspinall. Ciryl va se battre, et on verra qui devient champion », a expliqué White, rappelant que la situation n’a rien d’inédit pour l’UFC.
Il a d’ailleurs cité le cas de Valentina Shevchenko, engagée dans un scénario comparable. Rien d’exceptionnel, donc, mais un casse-tête sportif tout de même.
Pereira rôde, les rumeurs enflent
Pendant que les dirigeants tracent les grandes lignes, Alex Pereira entretient le feu. Le Brésilien a récemment été aperçu en photo après une réunion avec Hunter Campbell, le directeur des opérations commerciales de l’UFC. Un simple cliché, mais suffisant pour alimenter l’idée d’une revanche immédiate contre Gane.
Depuis leur affrontement à UFC Freedom 250, Pereira ne décolère pas. Il affirme que Gane l’a touché à de multiples reprises à l’arrière de la tête et n’a jamais vraiment digéré le déroulé du combat. De quoi nourrir un récit de revanche, très vendeur, dans une catégorie qui cherche un patron clair.
Volkov, Pavlovich, Hokit : la file d’attente
Les chiffres, eux, racontent une autre histoire. Dans le classement officiel des lourds de l’UFC, Ciryl Gane trône en tête. Juste derrière, Alexander Volkov pointe au rang n°2, Sergei Pavlovich au n°3. Un peu plus bas, au n°4, Josh Hokit apparaît comme une option crédible et populaire pour défier le Français.
- Volkov, par son expérience et sa constance.
- Pavlovich, par sa puissance brutale et son aura de puncheur.
- Hokit, par la dynamique et l’attrait d’un nouveau visage à ce niveau.
Chacun a un argument à faire valoir. Reste à savoir quelle carte l’UFC va abattre pour ce combat annoncé par Dana White. Une revanche chargée de tensions face à Pereira ? Un choc plus classique du haut de classement contre Volkov ou Pavlovich ? Ou la montée en première ligne d’Hokit ?
Ciryl Gane, lui, sait déjà l’essentiel : ceinture intérimaire ou pas, le vrai trône des lourds ne se donnera pas sur décision administrative. Il se gagnera dans la cage, une nouvelle fois. Et cette fois, sans échappatoire.




