Cinq clubs anglais en quête de la Ligue Phase contre le PSG
La scène est dressée à Monaco. Ce jeudi 27 août 2026, à partir de 17h (BST), le Grimaldi Forum devient une nouvelle fois le centre de gravité du football européen. Sur scène, 36 noms. En coulisses, une obsession : faire tomber Paris.
Le Paris Saint-Germain, double tenant du titre et vainqueur d’Arsenal aux tirs au but en finale la saison passée, arrive encore en favori déclaré. L’été a servi à renforcer un effectif déjà armé pour régner, avec un objectif limpide : décrocher une troisième couronne européenne consécutive.
Face à lui, un peloton de chasse emmené par l’Angleterre.
Cinq clubs anglais, une même mission
L’Angleterre débarque en force dans cette nouvelle League Phase de la Champions League. Cinq représentants, cinq ambitions, une même cible.
Les champions d’Angleterre, Arsenal, reviennent avec une idée fixe : effacer la douleur de la séance de tirs au but perdue face au PSG et « faire un pas de plus » que la saison dernière. Derrière eux, Manchester City, dauphin en Premier League, veut récupérer un trophée qu’il considère presque comme son bien naturel.
Manchester United, de retour « à la grande table » après avoir validé son billet, retrouve l’élite européenne avec la pression de son histoire. Liverpool, cinquième du dernier championnat mais toujours à l’aise sur la scène continentale, n’a pas l’intention de se contenter d’un rôle secondaire.
Et puis il y a Aston Villa. Quatrième de Premier League, vainqueur de l’Europa League, le club de Birmingham revient dans la compétition phare avec le statut de trouble-fête crédible. Villa n’arrive pas pour faire de la figuration.
Cinq clubs, cinq styles, une même réalité : pour être champions d’Europe, il faudra tôt ou tard passer sur le corps du PSG.
Le PSG visé, l’Espagne en embuscade
Le PSG a dominé Arsenal en finale, mais la hiérarchie n’a rien de figé. Les Gunners sont annoncés comme la menace la plus sérieuse pour détrôner les Parisiens. L’effectif, la progression, l’expérience récente d’une finale perdue : tout pointe vers un Arsenal mûr pour aller au bout.
Derrière, l’Espagne prépare son retour en force. Barcelone reste Barcelone, même en reconstruction. Real Madrid, désormais à nouveau dirigé par José Mourinho, ajoute une couche de dramaturgie à cette édition. Le Portugais connaît la maison, connaît la compétition, et sait comment façonner des équipes taillées pour les nuits européennes.
Barcelone, Real Madrid, Arsenal, les cadors anglais, le PSG : la constellation est dense. Le tirage de ce jeudi ne distribuera pas encore les trophées, mais il fixera déjà le décor.
Comment fonctionne le tirage de la League Phase ?
Nouvelle formule, nouveaux réflexes. La traditionnelle phase de groupes a disparu. Place à une League Phase unique à 36 clubs.
Les équipes ne joueront plus trois adversaires en aller-retour. Chaque club disputera huit matches contre huit adversaires différents : quatre à domicile, quatre à l’extérieur. Pour construire ce calendrier, l’UEFA s’appuie sur quatre chapeaux de neuf équipes, déterminés par le coefficient de club en début de saison.
Les règles sont simples :
- 36 clubs répartis en quatre chapeaux de neuf.
- Chaque équipe affronte huit adversaires différents.
- Deux adversaires issus de chaque chapeau : un à domicile, un à l’extérieur.
Le tirage de Monaco déterminera donc ce puzzle : qui croisera la route de qui, à quel moment, et avec quelle difficulté apparente.
Les chapeaux : le poids lourd Paris, l’Angleterre partout
Les chapeaux, désormais fixés après les barrages, donnent une première idée des trajectoires possibles.
Chapeau 1 : Paris Saint-Germain, Bayern Munich, Real Madrid, Liverpool, Inter Milan, Man City, Arsenal, Barcelona, Atletico Madrid.
Le sommet de la pyramide. Le PSG y côtoie les champions d’Angleterre Arsenal et Manchester City, mais aussi Liverpool, Inter, Bayern, Barcelona, Real Madrid et Atletico Madrid. Chaque affiche tirée depuis ce chapeau aura des airs de soirée de gala.
Chapeau 2 : Borussia Dortmund, Roma, Sporting CP, Aston Villa, Porto, Manchester United, Club Brugge, Real Betis, PSV Eindhoven.
Ici se dessine le cœur du plateau : des clubs capables de battre n’importe qui sur un bon soir. Aston Villa et Manchester United y portent les couleurs anglaises, encadrés par Dortmund, Porto, Roma, Betis ou encore PSV Eindhoven.
Chapeau 3 : Feyenoord, Lille, Bodo/Glimt, Napoli, RB Leipzig, Villarreal, Fenerbahce, Shakhtar Donetsk, Galatasaray.
Un chapeau trompeur, rempli de pièges. Lille, Napoli, RB Leipzig, Villarreal ou Galatasaray peuvent transformer un calendrier en parcours d’obstacles.
Chapeau 4 : Slavia Prague, Slovan Bratislava, Stuttgart, AEK Athens, LASK, Como, Lens, Viking, Sabah.
Le chapeau des outsiders, mais certainement pas celui des victimes désignées. Lens, de retour sur la scène européenne majeure, ou Stuttgart peuvent rapidement faire dérailler des plans trop bien dessinés.
Où et quand suivre le tirage ?
Le rendez-vous est fixé à Monaco, au Grimaldi Forum. À partir de 17h (BST), la cérémonie s’ouvre, le tirage suit rapidement.
Au Royaume-Uni, la chaîne TNT Sports 1 diffuse l’événement en direct, avec une prise d’antenne dès 17h. Les abonnés TNT Sports peuvent également suivre le tirage en streaming via l’application et le site HBO Max. Les plateformes UEFA.com et la chaîne YouTube de TNT Sports proposeront aussi la retransmission en direct et en clair.
Pour ceux qui veulent vivre chaque boule, chaque affiche potentielle et chaque choc à venir, les médias spécialisés assureront un suivi en direct, minute par minute.
Le calendrier : huit journées pour se placer
Une fois le tirage connu, les clubs pourront se projeter sur un calendrier dense, étalé sur près de cinq mois :
- Journée 1 : 8–10 septembre 2026
- Journée 2 : 13–14 octobre 2026
- Journée 3 : 20–21 octobre 2026
- Journée 4 : 3–4 novembre 2026
- Journée 5 : 24–25 novembre 2026
- Journée 6 : 8–9 décembre 2026
- Journée 7 : 19–20 janvier 2026
- Journée 8 : 27 janvier 2026
Huit matches pour exister, se placer, éviter la casse. Huit matches pour prouver que le PSG est prenable, que l’Angleterre mérite son armada, que l’Espagne n’a pas dit son dernier mot.
Arsenal rêve de revanche. Manchester City de reconquête. Manchester United de renaissance. Liverpool de rappeler sa loi. Aston Villa de s’installer parmi les grands.
Paris, lui, vise l’histoire.
La question est simple : qui osera vraiment lui arracher la couronne ?




