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Chelsea ouvre la porte à Enzo Fernández sous conditions

Chelsea a fixé le cadre. Enzo Fernández peut partir, même vers un rival direct. Manchester City sait désormais que le milieu argentin est accessible, à une condition claire : un prix jugé suffisant par les dirigeants londoniens et la garantie de pouvoir renforcer l’effectif avant la fermeture du marché.

Aucun échange formel entre les deux clubs n’a encore eu lieu, mais le signal envoyé jeudi soir à Stamford Bridge a fait du bruit : Enzo Fernández n’était même pas sur la feuille de match pour la victoire en Carabao Cup contre Luton. Pas blessé, pas suspendu. Simplement écarté.

Alonso calme le jeu, mais la situation bouge

En conférence de presse, Xabi Alonso a tenté de déminer.

L’entraîneur de Chelsea a décrit Fernández comme « un bon professionnel », expliquant qu’il s’entraîne bien et qu’il n’y a aucun problème de comportement. Il a insisté : le choix de le laisser en dehors du groupe relevait uniquement du plan de match et de la gestion des temps de jeu. Décision prise dans l’après‑midi, a-t-il précisé.

Reste que le contexte donne à ce choix une autre dimension. Interrogé avant la rencontre face à Luton, Alonso avait déjà prévenu que le club était « prêt à tout » concernant les joueurs susceptibles de partir avant la fin du mercato. Pour Enzo Fernández, la fenêtre idéale fixée par Chelsea est déjà passée : le club avait convenu avec le camp du joueur qu’une offre de 120 millions de livres acceptée avant le 14 août ouvrirait la porte à un départ. Manchester City n’a jamais dégainé.

L’intérêt de City, lui, n’a pas disparu. Il s’est même renforcé au fil des départs.

City à la recherche d’un nouveau patron au milieu

Le milieu de terrain de Manchester City a été découpé au scalpel cet été. Rodri a rejoint Barcelone, Nico Gonzalez est parti à Newcastle dans un transfert pouvant atteindre 50 millions de livres, Tijjani Reijnders a pris la direction d’Al Qadsiah pour 51 millions, tandis que Bernardo Silva a quitté le club en fin de contrat avant de s’engager avec le Real Madrid.

Un axe central décapité. Une urgence évidente.

City a déjà commencé à reconstruire. Ayyoub Bouaddi est arrivé de Lille pour 86 millions de livres, un montant record pour un adolescent. L’international anglais Elliot Anderson a suivi, recruté à Nottingham Forest pour 116 millions. Deux investissements massifs, deux paris sur le long terme.

Mais il manque encore une pièce d’expérience au cœur du jeu. Enzo Fernández coche toutes les cases sportives. Reste à savoir si Chelsea acceptera de traiter avec un concurrent direct, et à quel tarif.

City ne se limite pas au champion du monde argentin. Le club a également ciblé Alex Scott, de Bournemouth, et Manu Koné, de la Roma. Problème : Bournemouth considère Scott comme intransférable, tout comme Crystal Palace pour Adam Wharton, autre milieu suivi par Chelsea pour se couvrir en cas de départ de Fernández.

La tension monte. Les heures défilent. Et chaque absence d’Enzo du onze de Chelsea nourrit l’idée qu’un mouvement de fond se prépare.

Chelsea se réarme dans les buts : Martínez arrive

Pendant que le dossier Fernández agite les coulisses, Chelsea a déjà bougé sur un autre front. Le club londonien a trouvé un accord avec Aston Villa pour le transfert d’Emi Martínez, pour un montant d’environ 7,5 millions de livres.

Le poste de gardien était sous surveillance. Robert Sánchez, actuel numéro un, a été pointé du doigt après son erreur lors de la victoire à Fulham lundi. Le doute s’est installé, et Chelsea n’a pas attendu longtemps pour réagir.

Martínez devait lui aussi trouver une porte de sortie. Aston Villa a investi près de 30 millions de livres pour recruter Zion Suzuki en provenance de Parma, poussant l’Argentin vers la sortie. Courtisé par la Juventus, il a finalement vu le club turinois préférer Guglielmo Vicario, arrivé de Tottenham.

Chelsea s’est engouffré dans la brèche. L’arrivée de Martínez pose désormais une question brutale : que vont devenir Robert Sánchez et Mike Penders ? Penders a débuté en Carabao Cup face à Luton, Sánchez avait gardé les buts à Fulham. Avec un champion du monde dans les cages, la hiérarchie risque d’être redessinée sans ménagement.

Un mercato sous haute tension à Stamford Bridge

Entre un gardien champion du monde qui arrive, un milieu champion du monde qui pourrait partir, et un entraîneur qui répète qu’il est « prêt à tout », Chelsea vit une fin de mercato sous tension maximale.

Manchester City, de son côté, a l’argent, le besoin et le profil ciblé. Reste à savoir si les deux clubs accepteront de faire affaire dans les dernières heures d’une fenêtre déjà folle. Et si Enzo Fernández disputera encore un match à Stamford Bridge cette saison.