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Chelsea perd Maxence Lacroix jusqu’à la fin de l’année

La soirée de Carabao Cup contre Liverpool laisse une cicatrice bien plus profonde que l’élimination pour Chelsea. Le club londonien va devoir se passer de Maxence Lacroix jusqu’au Nouvel An. Une déflagration pour la défense de Xabi Alonso.

Une blessure qui change tout

Tout bascule juste avant la pause à Anfield. Sur une course pour suivre Cody Gakpo, Lacroix s’arrête net, grimace, porte immédiatement la main à l’arrière de la cuisse. Il sait. Le banc de Chelsea aussi. Le défenseur central ne peut pas continuer et quitte le terrain avant la mi-temps, laissant derrière lui une arrière-garde déjà sous pression.

Les premiers examens ne laissent aucun doute : déchirure de grade 3 aux ischio-jambiers, selon talkSPORT. Le genre de blessure qui ne se gère pas avec du strap et de la volonté. On parle de huit à douze semaines d’absence. Autrement dit, son année 2024 avec Chelsea est sans doute terminée.

Alonso rattrapé par la réalité médicale

En conférence de presse, vendredi, Xabi Alonso avait d’abord tenté de poser un cadre rassurant. Le technicien espagnol écarte immédiatement Lacroix des chocs à venir contre Manchester United et Sunderland, mais espère alors un retour après la trêve internationale de novembre.

« Max s’est blessé et nous pensons qu’il ne sera pas prêt avant la trêve internationale », explique-t-il devant les médias. « Il sera absent quelques semaines. »

Quelques jours plus tard, le diagnostic complet tombe et balaye cet optimisme mesuré. La déchirure de grade 3 rebat les cartes : on ne parle plus de « quelques semaines », mais d’un tunnel qui mène directement à janvier.

Un vide énorme dans la charnière

Pour Alonso, c’est une perte sportive et tactique majeure. Arrivé cet été en provenance de Crystal Palace, Maxence Lacroix s’est imposé à une vitesse impressionnante comme un titulaire indiscutable. Plus qu’un simple renfort, il était devenu la référence de la ligne défensive.

Les chiffres racontent la même histoire : avant ce match cauchemar à Liverpool, aucun joueur de l’effectif n’avait passé autant de temps sur le terrain que lui. Il a disputé l’intégralité de sept des huit premières rencontres de Premier League et avait été aligné d’entrée à chaque tour de Carabao Cup. Indéboulonnable, jusqu’à ce coup d’arrêt brutal.

Son absence arrive au pire moment pour un Chelsea déjà encombré par les blessures. Reece James poursuit sa convalescence après une intervention au genou, tandis que Joao Pedro doit lui aussi observer plusieurs semaines de repos en raison d’un problème à la cuisse. Le service médical se remplit, la marge de manœuvre se réduit.

Un hiver sans filet

Le calendrier, lui, ne ralentit jamais. Sans Lacroix, Chelsea va devoir traverser un hiver sans son homme de base en défense. Les projections internes évoquent une dizaine de matches manqués toutes compétitions confondues. Dix matches à bricoler, à réinventer une hiérarchie, à tester des associations sous la pression du résultat.

Le premier test arrive immédiatement avec la réception de Manchester United. Un choc qui, en temps normal, réclame déjà la présence de tous les cadres. Cette fois, Alonso devra composer avec une charnière remodelée et des automatismes à reconstruire dans l’urgence.

Derrière, décembre se profile comme un mur. Liverpool, Manchester City, un enchaînement de rencontres où chaque erreur se paye cash. Lacroix ne sera pas là pour colmater, couvrir, organiser. Chelsea va devoir apprendre à vivre sans son nouveau patron de la défense, au moment même où la saison entre dans sa zone de turbulences.

La question est simple, brutale : les Blues ont-ils les ressources pour tenir jusqu’en janvier sans leur pièce maîtresse défensive, ou cette blessure marquera-t-elle le vrai tournant de leur saison ?