Celtic s'intéresse à Yves Bissouma pour renforcer son milieu
Celtic se penche sérieusement sur le cas Yves Bissouma. Libre depuis la fin de son aventure avec Tottenham, le milieu malien de 29 ans s’invite au cœur des réflexions de Martin O’Neill pour muscler un secteur qui vient d’exploser en plein vol sur la scène européenne.
Un profil taillé pour réparer l’entrejeu
Bissouma arrive sur le marché sans indemnité de transfert. Pour un club comme Celtic, toujours attentif aux opportunités, c’est un signal qui ne passe pas inaperçu. L’international malien traîne derrière lui plusieurs saisons de Premier League, un bagage qui pèse dans un vestiaire et sur un terrain.
Son registre est clair : récupérer, harceler, casser les lignes balle au pied, sortir proprement de la pression. Ce type de milieu, capable de transformer une phase défensive en projection offensive en quelques foulées, manque cruellement à Celtic depuis trop longtemps.
La débâcle en Champions League face au LASK l’a rappelé avec brutalité. En Autriche, l’équipe d’O’Neill n’a jamais vraiment pris la main au milieu. Les duels perdus se sont enchaînés, les secondes balles aussi, et la structure s’est effondrée. Au cœur de cette déroute, une évidence : l’entrejeu n’a pas tenu le choc.
Bissouma, lui, vit précisément dans ces zones de turbulences. Il aime le trafic, les contacts, les zones d’ombre où se décident les matchs serrés. C’est ce qui attire aujourd’hui le regard des dirigeants de Celtic.
Une course européenne déjà lancée
Celtic n’est toutefois pas seul sur le dossier. Le marché a rapidement flairé l’aubaine. Le journaliste Lassana Camara indique que le club de Glasgow suit de près la situation du joueur, mais il n’est qu’un acteur parmi d’autres dans cette bataille.
Ajax s’est déjà positionné. Le club d’Amsterdam, toujours friand de milieux capables de dicter le tempo et de résister à la pression, voit en Bissouma un renfort immédiat pour son projet. Un environnement technique, un championnat ouvert, une vitrine européenne : l’argumentaire néerlandais a de quoi séduire.
En Turquie, İstanbul Başakşehir s’est également invité dans la danse. Un autre style de football, un autre rythme, mais la même idée : récupérer un joueur aguerri au très haut niveau sans payer de transfert.
Face à ces concurrents, Celtic joue une carte différente. Ici, Bissouma ne serait pas un simple renfort, mais une pièce maîtresse d’un nouveau cycle. Le visage d’un milieu reconstruit après la gifle européenne. Un leader d’entrejeu, plus qu’un joueur de rotation.
Un tournant pour la suite du projet O’Neill
À 29 ans, Bissouma arrive à un moment charnière de sa carrière. Après plusieurs saisons en Premier League, le milieu doit choisir son prochain défi européen avec soin. Un dernier grand contrat, un rôle central, une scène où il peut peser chaque semaine : tout se joue maintenant.
Les prochaines heures, annonce Lassana Camara, devraient éclaircir son avenir. Le timing n’a rien d’anodin. Le mercato se resserre, les clubs doivent trancher, les joueurs aussi. Celtic, Ajax, İstanbul Başakşehir : trois contextes, trois promesses, trois trajectoires possibles.
Pour Celtic, la question dépasse le simple recrutement. Après l’effondrement contre le LASK, c’est la crédibilité du projet européen qui est en jeu. O’Neill veut une équipe capable de tenir au milieu sur les grandes soirées, pas seulement de dominer en championnat.
Yves Bissouma peut-il devenir le symbole de cette mue, le joueur qui change le visage d’un entrejeu trop souvent dépassé dès que le niveau monte d’un cran ? C’est précisément sur cette réponse que pourrait se jouer une partie de la saison des Glaswégiens.




