Caio Borralho prépare son retour au UFC 334
Caio Borralho n’a pas l’intention de laisser sa montée chez les poids moyens se gripper à cause d’une blessure. Le Brésilien, classé n°6 des Meta UFC Rankings, a manqué son rendez-vous avec Joe Pyfer au UFC 330, mais il a déjà fixé son nouveau cap : un retour à l’UFC 334, au Madison Square Garden.
Décor : New York, le 14 novembre, une carte majeure, et un prétendant qui se sent à nouveau dangereux.
De la table d’opération au retour en camp
Contraint de se retirer du combat contre Pyfer pour passer sur le billard, Borralho a vu s’envoler un duel clé dans la hiérarchie des moyens. Le coup a été dur, sportivement et mentalement. Mais la page est en train de se tourner.
Le Brésilien explique être quasiment revenu à son meilleur niveau. Il parle d’un corps à « 90 à 95 % », déjà engagé dans un entraînement complet : grappling, lutte, striking, tout y passe. Selon lui, il lui faudra encore trois à quatre semaines pour basculer en véritable camp de préparation. Le timing colle parfaitement avec l’échéance du Madison Square Garden, qu’il désigne clairement comme sa cible.
Il ne cache pas sa frustration d’avoir dû abandonner le combat contre Pyfer, duel qui pesait lourd dans la division. Le sentiment d’occasion manquée reste présent, mais il nourrit désormais sa motivation.
Pyfer, revanche manquée ou rendez-vous reporté ?
Dans son esprit, Joe Pyfer n’a pas disparu du tableau. Au contraire. Borralho continue de voir en lui un affrontement idéal à ce stade de sa carrière. Il parle d’un « grand match-up » face à « l’un des meilleurs au monde » et ne doute pas que ce choc finira par avoir lieu, tôt ou tard.
Il se sait désormais remis de l’opération, prêt à repartir, et décrit la sensation familière d’un corps qui retrouve sa forme optimale. Pour lui, la blessure n’a fait que retarder l’inévitable : un nouveau test contre l’élite de la catégorie.
Si l’UFC décide de reprogrammer Pyfer, il est partant. Si l’organisation opte pour un autre nom, il l’acceptera tout aussi vite, tant que le combat a du sens pour lui, pour la compagnie et pour la division.
Un pas ou deux du titre
Depuis son arrivée dans l’organisation en 2022, Borralho s’est construit un dossier solide : 8 victoires pour une seule défaite, avec des succès marquants contre Jared Cannonier, Reinier de Ridder et Abus Magomedov. Son unique revers est survenu face à Nassourdine Imavov, aujourd’hui tout proche d’un combat pour le titre contre le champion en place Sean Strickland.
Ce contexte nourrit ses ambitions. Borralho estime qu’il ne lui manque plus qu’un ou deux succès pour se hisser à son tour jusqu’au combat pour la ceinture. Il rappelle sa série de sept victoires consécutives avant sa défaite, puis son rebond contre de Ridder, récemment impressionnant face à Roman Dolidze. Autant d’arguments qui, selon lui, justifient une montée rapide vers le sommet.
Il ne demande plus qu’un nom. Un adversaire classé, une date, un contrat. Le reste, promet-il, suivra.
Brendan Allen, Joe Pyfer… ou un autre obstacle vers le sommet
À la lecture actuelle des classements, deux options se détachent naturellement : Joe Pyfer, déjà sur sa route, et Brendan Allen, positionné juste au-dessus de lui. Deux combats logiques, deux styles différents, deux opportunités majeures de se rapprocher du titre.
La balle est désormais dans le camp des matchmakers. Borralho, lui, a choisi son théâtre : le Madison Square Garden, ses lumières, son histoire, et cette cage au centre de tout.
Reste une question, simple et brutale, à laquelle seule la soirée du 14 novembre pourra répondre : Caio Borralho est-il sur le point de franchir le dernier virage avant la ceinture, ou la route des moyens lui réserve-t-elle encore un détour périlleux ?




