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Bronny James : l’avenir incertain chez les Lakers

Le nom reste immense, le rôle beaucoup moins. Bronny James aborde sa troisième saison NBA avec une question brutale au-dessus de la tête : sera-t-il encore un joueur des Los Angeles Lakers dans un an ?

Le départ de LeBron James a tout changé. Sans son père dans le vestiaire, sans ce halo permanent autour du patron historique de la franchise, le fils se retrouve nu face au jugement sportif le plus simple qui soit : aide-t-il cette équipe à gagner ?

Pour l’instant, la réponse penche du mauvais côté.

Un joueur sans poste, une rotation sans place pour lui

Choisi en 55e position de la Draft 2024, Bronny James est arrivé à Los Angeles dans un tourbillon de commentaires, entre pari sportif et geste politique envers LeBron. Deux ans plus tard, les chiffres sont froids, et le constat l’est tout autant.

Tyler Watts, pour LakeShowLife.com, résume sans détour la situation du guard de 21 ans. Selon lui, Bronny James est « un joueur sans position ». Trop petit pour évoluer en pur arrière, pas assez créateur pour diriger le jeu comme un meneur. Ce flou l’a condamné à errer entre les lignes.

Sous les ordres de JJ Redick, impossible de lui trouver des minutes régulières. En deux saisons, Bronny n’a jamais disputé plus de 42 matchs. Il n’a jamais dépassé 8,9 minutes de jeu en moyenne. C’est le temps de souffler pour les titulaires, pas celui où l’on construit une carrière.

Watts va plus loin : si Bronny ne se réinvente pas cette saison, les Lakers devront trancher, malgré l’engagement financier déjà pris.

Un contrat garanti… mais un avenir loin de l’être

Les Lakers ont garanti les 2,3 millions de dollars prévus sur son contrat rookie pour la saison à venir. Sur le papier, une marque de confiance minimale. Dans la réalité, une simple protection d’actif : on ne laisse pas partir gratuitement un jeune joueur sans avoir d’abord exploré toutes les options.

Mais le message est clair : si Bronny ne parvient ni à s’imposer dans la rotation, ni à montrer un potentiel crédible de guard NBA, ce contrat pourrait bien être son dernier à Los Angeles.

« Les Lakers doivent trouver une solution rapidement. Bronny doit progresser et se cimenter dans la rotation. Redick lui a donné le plan, mais James ne le suit pas », écrit Watts.

La phrase claque comme un avertissement.

L’opportunité existe. Elle est réelle, limitée, et c’est désormais à Bronny de la saisir. S’il n’y parvient pas, le purple and gold passera à autre chose. Sans état d’âme.

Des débuts timides, loin du poids de son nom

Son arrivée en 55e position avait déjà fait grincer des dents. Beaucoup y ont vu la main de LeBron James, soucieux de partager le parquet avec son fils. Les Lakers n’ont jamais confirmé cette influence, mais le soupçon a accompagné chaque minute de jeu du jeune guard.

Sur le terrain, la réalité a été beaucoup plus terne.

Rookie, Bronny dispute 27 matchs. Moyennes : 2,3 points, 0,7 rebond, 0,8 passe. À 31,3 % au tir. Il partage quelques séquences historiques avec son père, mais sportivement, sa première campagne reste anecdotique.

La deuxième saison offre un léger mieux, sans basculer dans la révélation. 42 matchs, 2,9 points, 0,5 rebond, 1,2 passe, cette fois à 40,9 % au tir. Il tente plus, rentre davantage, obtient un rôle un peu élargi… mais surtout dans le temps faible des rencontres, quand le score est déjà plié. Bronny reste un joueur de fin de banc, utilisé dans les blowouts, rarement dans les moments qui comptent.

En G-League, il a laissé entrevoir des éclairs : énergie, défense, activité sur les lignes de passe. Rien de tout cela ne s’est encore vraiment traduit en NBA. Il défend correctement, oui. Mais il est petit, sans tir extérieur fiable, et son impact reste difficile à définir dans une équipe qui vise les sommets.

Une saison couperet dans un vestiaire sans son père

La saison 2026-27 s’annonce comme un test sans filet. Plus de filet de sécurité nommé LeBron James. Plus de récit familial pour adoucir les bilans.

Les Lakers ont besoin de chaque joueur pour construire un effectif capable de viser le titre. Chaque place dans la rotation doit servir un seul objectif : gagner maintenant.

Dans ce contexte, la question est brutale, mais incontournable : si Bronny James ne peut pas aider cette équipe à gagner, pourquoi serait-il encore là l’an prochain ?

La réponse, cette fois, ne dépend plus de son nom. Elle dépend de son jeu. Et le temps, lui, a déjà commencé à tourner.