Benjamin Lundt, héros inattendu : St. Louis CITY remporte la Coupe des États-Unis aux tirs au but
Benjamin Lundt, gardien remplaçant, est devenu le héros improbable lorsque St. Louis CITY a battu Columbus Crew en finale de la Coupe des États-Unis aux tirs au but. Son exploit a donné vie à un match autrement fade, illustrant la méthode axée sur le processus propre à St. Louis.
Un match dominé mais sans buts
Pendant 70 minutes, Columbus Crew a dominé St. Louis CITY, un scénario inattendu selon l’entraîneur Yoann Damet qui privilégie le contrôle du ballon. Malgré tout, les joueurs de St. Louis ont résisté et tenté des offensives dans les 30 dernières minutes. Les deux équipes peinaient à trouver la faille, avec un manque d’efficacité offensive criant notamment pour Columbus, dépourvu de finisseur face à une défense solide.
Roman Burki, gardien titulaire de St. Louis, a été remplacé après une blessure à la tête, laissant sa place à Lundt qui a su tenir son rôle avec brio. Les deux équipes se sont finalement neutralisées dans un style très similaire, presque une copie conforme du système 3-4-2-1 de leur ancien coach commun Wilfried Nancy.
Les tirs au but comme ultime juge
La finale s’est jouée aux penalties, où St. Louis CITY n’a jamais faibli, convertissant ses cinq tentatives tandis que Lundt a arrêté deux tirs cruciaux, offrant à son club un premier trophée historique. Cette victoire pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère de succès pour cette ville de soccer.
Les vainqueurs et perdants de la finale
- Vainqueur - Yoann Damet : Le jeune entraîneur a prouvé que son approche basée sur le travail quotidien et la force collective porte ses fruits. Sa philosophie orientée vers le long terme a enfin trouvé une récompense tangible.
- Perdant - Laurent Courtois : En intérim à la tête de Columbus, il a fait face à des défis importants, notamment l’absence de son meilleur joueur. Malgré une tactique solide et un collectif combatif, son équipe manquait d’efficacité offensive pour décrocher le titre.
- Héros inattendu - Benjamin Lundt : Entré en jeu suite à la blessure de Burki, ce gardien allemand discret a volé la vedette en arrêtant deux penalties décisifs, prouvant que parfois les remplaçants peuvent changer le destin d’un match.
- Déception - Rafa Navarro : L’attaquant vedette de St. Louis, acheté 12 millions de dollars et auteur d’une saison impressionnante, était indisponible pour la finale. Son absence s’est fait sentir dans la création et la finition offensive.
- Hommage à Wilfried Nancy : Ancien coach de Columbus, son influence est visible chez les deux équipes via leurs entraîneurs et dirigeants, symbolisant une continuité tactique et une vision partagée.
- Perdants - Les supporters : Le spectacle offert fut laborieux, marqué par un manque d’occasions franches et un jeu fermé. Ce genre de rencontre, souvent qualifié de « pour les tacticiens », reste difficile à apprécier pour le grand public.
Statistiques clés de la finale
- Tirs totaux de Columbus : Quatre fois plus que St. Louis
- Tirs cadrés de Columbus : Trois seulement
- Tirs au but réussis par St. Louis : Cinq sur cinq
- Arrêts de Lundt lors des penalties : Deux
- Buts de Rafa Navarro en MLS cette saison : Huit en huit matchs




