Arman Tsarukyan frappe fort à Los Angeles après UFC 331
Arman Tsarukyan n’est plus en sursis. Deux ans à tourner en rond chez les poids légers, à regarder le titre s’éloigner, à payer encore et encore l’addition de son échec à UFC 311 au début de l’année 2025. Samedi soir, à la Crypto.com Arena de Los Angeles, il a tout renversé d’un coup sec.
Face à Mauricio Ruffy, autre prétendant ambitieux de la catégorie, « The Batman » n’a pas simplement gagné. Il a écrasé. Il a broyé. Il a livré exactement ce que l’UFC attendait de lui dans un co-main event sous tension : une démonstration brutale qui relance sa candidature au titre des 155 livres.
De la défiance à la reconquête
Tsarukyan n’avait pas qu’un adversaire devant lui. Il avait aussi un patron à reconquérir. Dana White, désormais CEO de l’UFC, ne lui avait pas pardonné son premier rendez-vous manqué avec l’or. Pour revenir dans la conversation, il devait frapper fort, faire oublier les autres noms qui encombrent le sommet de la division.
Ilia Topuria, ancien champion, reste marqué par une défaite de championnat particulièrement lourde. Charles Oliveira, autre ex-roi des légers, a déjà été battu par Tsarukyan. Deux références, deux repères pour les fans. Deux ombres à écarter.
À Los Angeles, l’Arménien a pris cette mission au pied de la lettre. Pression constante, engagement total, finition sans appel sur un Ruffy dépassé par le rythme et la précision. Le genre de performance qui ne laisse pas grand-chose à débattre.
Le tour d’honneur… puis la réclamation
La nuit a donc ressemblé à une longue montée en puissance. D’abord le tour d’honneur, ce moment où Tsarukyan savoure, conscient d’avoir enfin livré le combat qu’on attendait de lui. Puis, très vite, la suite logique : réclamer ce qu’il estime lui revenir.
Le titre.
Le combat pour la ceinture des poids légers, celui qu’il a laissé filer à UFC 311, se retrouve de nouveau dans sa ligne de mire. Et cette fois, il avance avec un argument implacable : il vient de dominer un autre prétendant dans un co-main event majeur, sous les yeux d’un public acquis à sa cause.
Un message lancé à Los Angeles… et au reste du monde
Au micro, Tsarukyan n’a pas cherché à arrondir les angles. Il a joué son personnage, cape de justicier sur les épaules, ville de stars à ses pieds.
« Je suis venu ici pour sauver cette ville, a-t-il lancé après sa victoire sur Ruffy. Aujourd’hui, Los Angeles va s’amuser. Je savais que j’allais le finir. Le premier coude vient de ce coach, le deuxième de cet autre coach. Combat pour le titre ou Mark Zuckerberg ensuite, je veux t’affronter. »
Une phrase qui claque, un clin d’œil provocateur au fondateur de Facebook, et surtout une certitude : Tsarukyan veut rester au centre de la scène, ceinture ou pas.
La balle est dans le camp de Dana White
Reste la grande inconnue. Dana White validera-t-il cette nouvelle chance au titre pour l’Arménien ? Officiellement, rien n’est encore décidé. Officieusement, Tsarukyan vient de cocher toutes les cases : victoire nette, style spectaculaire, discours accrocheur.
Il a quitté la Crypto.com Arena avec ce sentiment rare chez un prétendant : celui d’avoir fait tout ce qu’il fallait. La suite ne dépend plus de lui. Elle se jouera dans les bureaux de l’UFC, loin de la cage.
Mais une chose a changé. Arman Tsarukyan n’est plus coincé dans le purgatoire des poids légers. Il frappe à la porte du trône. Et cette fois, on l’entend très clairement.




