Anthony Edwards influence le transfert de Kuminga : Minnesota surpasse les Lakers
À la fin du mois d’août, la ligue s’attendait presque à voir Jonathan Kuminga poser avec le maillot jaune et violet. Les Los Angeles Lakers le courtisaient pour en faire leur ailier titulaire. Finalement, le champion NBA 2022 a pris une autre sortie d’autoroute et a atterri chez les Minnesota Timberwolves.
Sur le papier, la décision surprend. Sur le terrain, elle porte une signature très claire : Anthony Edwards.
Edwards, recruteur numéro un
Dans un entretien avec le journaliste Kevin O’Connor, l’agent d’un Kuminga très convoité, Aaron Turner, a détaillé l’argument massue d’Edwards. Pas de grand discours, pas de présentation PowerPoint. Juste un message simple, frontal.
« Ant a été un élément massif dans toute cette histoire », a expliqué Turner. Le discours d’Edwards ? Revoir le Kuminga qui les a fait souffrir en playoffs, pas une version édulcorée.
L’idée était limpide : viens, sois le joueur que nous avons dû affronter, pas un rôle secondaire à remodeler.
Turner a aussi tenu à couper court au refrain classique sur l’« adaptation » au système des Wolves. Pour lui, le ton a été donné directement par la star de Minnesota.
Selon l’agent, Edwards, décrit comme un « star aussi altruiste que possible et totalement sûr de lui », a lancé à Kuminga qu’il le voulait tel quel : agressif, bruyant, pleinement lui-même. Autrement dit, pas question de le faire entrer de force dans un moule, mais de lui donner l’espace pour être Jonathan Kuminga, tout simplement.
Dans une ligue où les discours de recrutement sont souvent calibrés, cette promesse de liberté offensive a pesé lourd. Très lourd.
Un choix sportif… et financier déroutant
Le timing n’est pas anodin. Minnesota venait déjà de frapper un grand coup en attirant LaMelo Ball pour l’associer à Edwards. Ajouter Kuminga à ce duo, c’est offrir à la franchise une ligne extérieure explosive, jeune, et terriblement ambitieuse.
Kuminga, lui, a signé un contrat de deux ans à 12,4 millions de dollars. Une somme modeste pour un joueur au pedigree de champion, surtout quand on sait ce que proposaient les Lakers.
D’après plusieurs rapports, le general manager des Lakers, Rob Pelinka, avait mis sur la table un contrat de trois ans autour de 36 millions de dollars. Un titulaire annoncé à 12 millions par saison, soit « largement en dessous du midlevel », comme l’a rappelé Turner dans l’émission « Run it Back » de FanDuel.
L’agent n’a pas caché son incompréhension : comment verrouiller un titulaire majeur à ce tarif-là ? La logique financière semblait déjà bancale côté Lakers.
Et puis est arrivé le twist : Kuminga a accepté une offre encore plus basse à Minnesota, sur une durée plus courte. Les questions ont fusé. Pourquoi refuser plus long et plus riche à Los Angeles pour moins à Minneapolis ?
La réponse ramène toujours au même point : le rôle, la confiance, et Anthony Edwards au centre de tout.
Un été qui change tout pour les Wolves
Six ans après sa draft, Edwards est devenu bien plus que la star de la franchise. Il en est le baromètre émotionnel, le visage, et désormais, le meilleur argument de vente.
Son contrat court encore sur trois saisons, dans le cadre d’un deal de cinq ans qui va jusqu’en 2029. Mais déjà, à Minnesota, on regarde au-delà.
D’après l’insider Brian Windhorst, Edwards est ravi de l’été des Timberwolves. « Ant est très satisfait de l’intersaison des Wolves », a-t-il assuré dans son émission. Il cite deux mouvements clés : l’arrivée de LaMelo Ball et la signature de Jonathan Kuminga.
Windhorst va même plus loin : si l’extension d’Edwards se posait aujourd’hui, cette intersaison pourrait suffire à le pousser à la signer immédiatement. Il voit en LaMelo un « fit parfait » potentiel aux côtés d’Edwards.
Pour une franchise de petit marché, garder sa superstar heureuse n’est pas un luxe, c’est une condition de survie. Minnesota l’a compris. Cet été, les Wolves n’ont pas seulement recruté des talents. Ils ont envoyé un message à leur joueur-franchise : on construit autour de toi, à ta manière.
La suite ? Elle se jouera sur le parquet. Si le trio Edwards–Ball–Kuminga trouve rapidement ses repères et transforme cette promesse en parcours de playoffs profond, voire en titre dans les prochaines années, la question de l’avenir d’Edwards à Minnesota pourrait bien ne plus en être une.




