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Angleterre sans Brydon Carse pour le Test à Edgbaston

L’Angleterre abordera le troisième et dernier Test contre le Pakistan à Edgbaston sans Brydon Carse. Le nom du lanceur de Durham ne figure pas dans le groupe retenu, une absence qui dépasse largement le simple cadre sportif.

Le joueur de 31 ans a été écarté après avoir déjà manqué le deuxième Test à Lord’s, conséquence directe de son arrestation brève à la suite d’un incident survenu devant une boîte de nuit de Derby le 22 août. La police du Derbyshire poursuit son enquête sur des accusations d’agression. L’affaire plane, et la sélection anglaise avance sans lui.

Son remplaçant, Sonny Baker, lui, reste bien arrimé au groupe. Le jeune rapide de 23 ans conserve sa place dans le contingent de 15 joueurs, récompense d’une intégration réussie dans l’environnement du Test. À l’inverse, Matthew Fisher, de Surrey, sort du groupe dans une sélection par ailleurs inchangée, alors que l’Angleterre vise un balayage complet de la série face au Pakistan.

Le rendez-vous est fixé : troisième Test à Birmingham, mercredi 9 septembre, coup d’envoi à 11h00 (BST). Une dernière marche à gravir pour parachever une série maîtrisée.

Gestion de charge avant la vague Sri Lanka

En coulisses, une autre équation occupe les esprits : la gestion des rapides avant la séquence à balles blanches. Six matches face au Sri Lanka attendent l’Angleterre une fois la série de Tests bouclée. La tentation de ménager les organismes est réelle.

Jofra Archer, Gus Atkinson et Josh Tongue figurent tous dans le groupe de Test, mais ce sont aussi des pièces majeures du dispositif en limited-overs. Le staff pourrait choisir de les faire souffler, au moins partiellement, et d’ouvrir davantage la porte à Baker, au pacer d’Essex Sam Cook ou au spinner de Derbyshire Shoaib Bashir.

Cook, 29 ans, n’a connu qu’un seul Test, l’été dernier, face au Zimbabwe. Bashir, 22 ans, n’a pas encore frappé à cette porte dans cette série, l’Angleterre ayant jusqu’ici assumé un plan de jeu tout en rythme, sans spinner spécialisé. Baker, lui, ne compte qu’une apparition au plus haut niveau, dans un onze largement remanié contre la Nouvelle-Zélande à The Oval en juin. Trois profils, trois trajectoires, mais une même opportunité : s’installer durablement dans la rotation.

Carse entre forme sportive et nuages judiciaires

Sur le terrain, Brydon Carse reste pourtant performant. Toujours disponible pour Durham, il vient de signer des chiffres cumulés de 4-95 lors de la victoire contre Gloucestershire la semaine passée. Des statistiques qui, en d’autres circonstances, plaideraient pour un retour rapide dans le giron national.

Mais la réalité est plus rugueuse. Pour le match de Durham contre Northamptonshire, démarré mercredi, Carse n’a pas été retenu dans le XI de départ. Une décision qui s’ajoute à son absence du groupe anglais et renforce l’impression d’un joueur mis à distance tant que l’enquête policière n’aura pas livré ses conclusions.

Séisme côté Pakistan

Face à cette Angleterre en quête de continuité, le Pakistan a choisi la rupture. Un vrai coup de tonnerre avant Edgbaston.

La sélection pakistanaise a décidé de se séparer de sept joueurs, d’en appeler cinq qui n’ont encore jamais porté le maillot en Test, et de se passer de son sélectionneur principal avant même la dernière rencontre de la série. Un virage brutal.

Sarfaraz Ahmed a été remplacé par Mike Hesson, déjà en poste comme entraîneur de l’équipe à balles blanches. Sur le terrain, les victimes de ce grand ménage sont nombreuses : Muhammad Rizwan, Imam-ul-Haq, Salman Ali Agha, Ali Usman et Khurram Shahzad, tous vus dans cette série, sortent du groupe.

Un choix fort, presque désespéré, qui dit la frustration d’un Pakistan dominé et en quête d’un électrochoc immédiat. Edgbaston s’annonce comme le théâtre d’un choc de dynamiques : d’un côté, une Angleterre qui ajuste à la marge, gère ses forces et vise le 3-0 ; de l’autre, un Pakistan qui renverse la table et mise sur l’inconnu.

Reste à voir si ce pari radical suffira à enrayer la marche anglaise ou s’il ne fera que souligner un peu plus l’écart entre une équipe sûre de ses plans et une autre en pleine reconstruction sous la pression.