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Alvarez, rupture entre l’Atlético et le Barça

La tension couvait depuis des semaines. Elle a explosé jeudi. L’Atlético de Madrid a officiellement claqué la porte à Barcelone dans le dossier Alvarez.

Dans un communiqué sans la moindre ambiguïté, le club madrilène a annoncé que son conseil d’administration avait « exprimé à l’unanimité son soutien absolu à la décision du club de ne pas négocier le transfert d’Alvarez vers Barcelona ». Rideau. Plus de discussions, plus de marge de manœuvre.

L’Atlético accuse, le Barça visé

Le texte publié par l’Atlético ne se contente pas d’acter la rupture. Il attaque la méthode. Le club se dit « ouvert aux négociations classiques de marché des transferts lorsqu’elles sont menées de manière professionnelle, éthique et respectueuse », avant de rappeler sa position déjà exprimée : Barcelona, selon lui, n’a pas respecté ces standards.

Conséquence directe : « il n’y aura aucune négociation et il n’est absolument pas question d’un transfert d’Alvarez à Barcelona ». Le message est frontal, pensé pour être entendu jusque dans les bureaux du Camp Nou… et au-delà.

Un joueur en rupture, un club inflexible

Sur le terrain, ou plutôt loin du terrain, la situation est tout aussi explosive. Alvarez ne s’est pas présenté à l’entraînement deux jours de suite. Un boycott clair, interprété comme une tentative assumée de forcer son départ. Cette « position de force » affichée par l’attaquant a encore tendu les relations avec l’Atlético, qui l’a écarté du groupe pour le premier match de Liga de la saison.

Malgré ce bras de fer ouvert, la ligne officielle du club reste ferme mais mesurée. Dans son communiqué, l’Atlético assure « faire confiance » à son joueur pour comprendre la décision et « rester concentré sur l’objectif d’aider le club à atteindre ses buts, comme il l’a fait durant les deux saisons où il a défendu nos couleurs ».

Un appel au calme, presque à la loyauté, lancé en pleine tempête.

Laporta rallume l’incendie

Si l’Atlético a choisi ce ton offensif, ce n’est pas un hasard. Quelques heures plus tôt, Joan Laporta avait publiquement relancé le feuilleton. Le président de Barcelona affirmait que l’offre pour le buteur restait « active » et laissait entendre que « le joueur veut venir au Barça ».

Ces déclarations ont agi comme une allumette sur un baril déjà prêt à exploser. Au Metropolitano, elles ont été perçues comme une provocation de trop, un passage en force médiatique destiné à contourner les canaux habituels de négociation. D’où la réponse brutale, publique, définitive.

Arsenal à l’affût, mais une porte fermée à double tour

Dans ce jeu de pouvoirs, Barcelona n’est pas seul à guetter l’ouverture. En Premier League, Arsenal suit le dossier de près. Les Gunners sont régulièrement associés au nom d’Alvarez, dont la clause libératoire atteindrait la somme vertigineuse de 500 millions d’euros.

La rupture entre l’Atlético et Barcelona pourrait, sur le papier, rebattre les cartes et offrir une opportunité à Londres. Pour l’instant, pourtant, le discours madrilène est sans nuance : refus total de vendre, à qui que ce soit. Du moins dans la phase actuelle du conflit.

Le malaise dépasse l’Espagne

L’affaire ne se joue plus seulement entre Madrid et Barcelone. Au tirage au sort de la Ligue des champions, à Monaco, le comportement du club catalan a alimenté les conversations dans les couloirs. Selon Marca, plusieurs dirigeants européens auraient très mal jugé la façon dont Barcelona a contourné les voies traditionnelles de discussion.

Au sein de l’Atlético, on parle d’une tentative de « tromper » le marché, d’un procédé jugé suffisamment grave pour que le conseil d’administration s’estime obligé de réagir avec une « transparence totale » et une fin de non‑recevoir catégorique.

Le décor est planté : un club qui se retranche derrière ses principes, un autre qui continue de faire la cour au joueur, un attaquant en rupture de ban, et l’Europe qui observe. Reste une question, brutale : jusqu’où l’Atlético ira-t-il pour tenir sa ligne si Alvarez, lui, a déjà décidé qu’il ne reviendrait plus en arrière ?