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Alex Eala : Quart de finale à Tokyo et défis à Hong Kong

Alex Eala repart de Tokyo sans trophée, mais avec quelque chose de plus précieux pour une fin de saison : la certitude qu’elle joue déjà au niveau des titres. Son quart de finale perdu n’a rien d’un pas en arrière. Au contraire, il éclaire sans doute son meilleur tournoi depuis l’US Open.

La saison 2026 restera de toute façon comme un tournant pour la Filipina : premier titre WTA à Washington, huitième de finale à Wimbledon, entrée dans le top 20. Le cap est franchi. Mais depuis New York, la machine a légèrement toussé, avec seulement trois victoires en sept matches sur le circuit principal. Une série qui aurait pu installer le doute.

Tokyo a stoppé cette glissade mentale.

Shnaider titrée, Eala tout près du hold-up

Le tableau brut dit qu’Alex Eala a perdu en quarts de finale du Tokyo Open face à Diana Shnaider. La réalité du court raconte tout autre chose.

Battue par la Russe à Ningbo quelques semaines plus tôt, Eala a cette fois poussé la future championne au bord du gouffre. Elle démarre en trombe, arrache le premier set 6-2, impose son rythme, son agressivité. Shnaider vacille. Puis se rebelle.

Le match bascule sur des détails : un tie-break au deuxième set, remporté 7-6(5) par Shnaider, puis un troisième acte conclu 6-4. Score final : 2-6, 7-6(5), 6-4 pour la Russe. Sur le papier, une remontée solide. Dans le jeu, une rencontre où Eala s’est retrouvée à deux points d’un succès en deux manches face à celle qui allait soulever le trophée.

Shnaider ne s’est pas arrêtée là. Elle a filé jusqu’au titre, son premier de la saison 2026, en dominant Leylah Fernandez en finale. D’autres l’ont emmenée en trois sets. Mais aucune ne s’est approchée autant de l’élimination que la joueuse venue des Philippines.

Pour Eala, le message est clair : entre une sortie en quart et un sacre, l’écart tient parfois à deux points dans un tie-break. Tokyo n’a pas seulement été son meilleur tournoi depuis l’US Open. Il a surtout prouvé qu’elle se mesure déjà, sur une semaine complète, au niveau des futures championnes.

Hong Kong en ligne de mire, sans Shnaider… mais pas sans danger

Dernière étape de la saison : le Hong Kong Open. Eala y arrive avec un mélange de frustration et de confiance retrouvée. Elle sait ce qu’elle vient de produire à Tokyo. Elle sait aussi qu’un obstacle majeur manquera à l’appel : Diana Shnaider n’est pas dans le tableau.

Ce n’est pas pour autant une autoroute vers un deuxième titre WTA.

Dès le premier tour, Alex Eala retrouvera Alycia Parks. Sur le papier, duel équilibré : une victoire partout dans leurs confrontations, avec l’avantage psychologique de la dernière rencontre pour Eala. Mais Parks reste capable de tout renverser sur une bonne journée de service.

Si la logique du classement est respectée, la route d’Eala pourrait ensuite croiser Tereza Valentova, Xinyu Wang, Maria Sakkari ou Sorana Cirstea. Un tableau dense, varié, sans véritable tour de chauffe.

Face à Wang et Cirstea, le bilan est là aussi à 1-1, avec une victoire lors de leurs derniers duels pour Eala. De quoi aborder ces éventuels chocs avec une vraie référence en tête. Le cas de Sakkari est différent : elles ne se sont encore jamais affrontées. Une inconnue, mais du très haut niveau en face.

La vraie épine, sur le papier, porte pourtant un nom : Tereza Valentova.

Valentova, menace discrète mais bien réelle

Valentova n’a que 19 ans, mais Eala la connaît déjà trop bien. Deux matches, deux défaites : d’abord au Japan Open 2025, puis au Qatar Open 2026. Aucune victoire à se mettre sous la dent face à la Tchèque. Si les trajectoires ont divergé ces derniers mois, le danger reste intact.

En mai, Valentova pointait déjà au 42e rang mondial, symbole d’une saison de révélation. Depuis, une baisse de régime et des soucis physiques l’ont fait glisser hors du top 80. Le classement baisse, pas le talent. C’est typiquement le genre d’adversaire qui peut relancer sa saison sur un tournoi comme Hong Kong.

Pour que ce rendez-vous ait lieu, deux conditions : Eala doit d’abord écarter Alycia Parks au premier tour, tandis que Valentova devra se défaire de la Japonaise Himeno Sakatsume, issue des qualifications. Les deux jeunes joueuses n’entreront en lice que mardi, alors que le tableau principal démarre lundi 2 novembre.

La scène est donc posée. Une Eala en regain de confiance, portée par un quart de finale à Tokyo qui vaut presque comme une demi-finale cachée. Un tableau à Hong Kong sans Shnaider, mais truffé de joueuses qu’elle connaît, parfois trop bien.

Reste une question, simple et tranchante : cette fois, à deux points près, sera-t-elle celle qui soulèvera le trophée ?