logo

Alex Eala s'incline face à Diana Shnaider à Tokyo

À Tokyo, Alex Eala tombe les armes à la main

Alex Eala a tout donné. Du panache, du courage, un premier set maîtrisé et l’impression, un instant, de tenir son match. Mais face à la montée en puissance implacable de Diana Shnaider, la Filipina a fini par céder en trois manches, 2-6, 7-6 (5), 6-4, en quarts de finale du Toray Pan Pacific Open 2026, vendredi à Tokyo.

Premier Set

Tête de série numéro 8 de ce WTA 500, Eala avait pourtant lancé la rencontre comme une patronne. Rythme imposé, prises de balle précoces, retours agressifs : elle dicte le jeu, casse la cadence de la Russe et s’échappe. Deux breaks, une mise en jeu tenue sans trembler, et un premier set bouclé avec autorité. Shnaider, troisième tête de série, recule, subit, cherche encore la bonne longueur. Le tableau des demi-finales semble déjà s’entrouvrir.

En ligne de mire, une éventuelle affiche face à Mia Pohankova, victorieuse un peu plus tôt d’Alycia Parks, 7-6 (3), 6-3. Il ne manque alors à Eala qu’un set pour transformer cette opportunité en réalité.

Deuxième Set

Puis le match bascule. Lentement d’abord, puis nettement.

Au milieu de la deuxième manche, menée 2-3, Eala demande un temps mort médical. Le souffle se fait plus court, les courses un peu moins explosives. Elle reprend, s’accroche, tient son service, refuse de lâcher le fil. Shnaider, elle, commence à trouver ses repères. Sa balle pèse davantage, ses trajectoires se tendent. Les jeux s’enchaînent, personne ne cède jusqu’au jeu décisif.

Le tie-break devient un bras de fer mental. Eala tente de garder l’initiative, mais la Russe serre le jeu au moment crucial. Quelques points volés sur la ligne, une gestion plus froide des échanges clés, et Shnaider arrache la manche pour égaliser à un set partout. Le vent a tourné.

Troisième Set

La troisième manche confirme le renversement. Shnaider entre sur le court avec une certitude nouvelle. Elle enchaîne trois jeux d’affilée, se détache 3-1 et ne lâchera plus son avantage. Eala tente de relancer la machine, mais la dynamique est russe, désormais. Les frappes de Shnaider trouvent les zones, les échanges s’allongent à son avantage. Elle ne regardera plus derrière.

Pour Eala, cette défaite porte un goût amer de déjà-vu. Il y a une semaine à peine, elle s’était déjà inclinée face à la même adversaire, en huitièmes de finale du Ningbo Open, en Chine. Deux confrontations, deux revers, et le sentiment clair que Shnaider devient un obstacle récurrent sur sa route.

Reste que la Filipina s’est encore battue jusqu’au bout, dans un tournoi relevé, sur une grande scène, avec une place en demi-finale de WTA 500 en jeu. Elle sort, mais pas sans avoir rappelé qu’elle peut dicter le tempo à ce niveau. La prochaine question est simple, brutale et excitante à la fois : combien de temps lui faudra-t-il pour transformer ces « presque » en grandes victoires ?