Al-Ahli : Marino Pusic limogé après une débâcle
La gifle a été brutale. Un 6-1 encaissé face à Al-Shabab, au SHG Arena de Riyad, pour ce qui devait être un mini-clasico de prestige en Roshn League. Mais derrière le score fleuve se cache un autre séisme : l’avenir de Marino Pusic à Al-Ahli s’est joué… avant même le coup de sifflet final.
Selon le quotidien saoudien Al-Maidan, la direction d’Al-Ahli a tranché le sort de son entraîneur néerlandais pendant la rencontre elle-même. Pas dans le calme d’un bureau, pas après une longue réunion nocturne. Sur le feu, alors que l’équipe sombrait sur la pelouse. Décision prise, Pusic remercié. La rupture actée au cœur de la débâcle.
Une décision expéditive après un naufrage
Ce 6-1 encaissé lors de la 12e journée de Roshn League n’est pas un simple accident de parcours. Pour les dirigeants, c’est la défaite de trop. L’image du club, les ambitions affichées cet été, l’investissement massif dans le projet : tout a pesé.
Pusic n’était pourtant pas arrivé en pompier de service. Nommé au début de la saison pour succéder à l’Allemand Matthias Jaissle, il affichait un bilan loin d’être catastrophique : 17 matchs dirigés, 11 victoires, 5 défaites, 1 nul. Des chiffres honorables, mais balayés par l’ampleur de la claque reçue face à l’ancien club de son possible successeur.
Car pendant que les buts s’enchaînaient contre Al-Ahli, les téléphones, eux, se sont mis à sonner.
Ben Zekri en pole, feu vert initial
Toujours selon Al-Maidan, la machine à succession s’est immédiatement mise en route. Un nom a très vite émergé dans les discussions internes : l’Algérien Noureddine Ben Zekri.
D’abord une idée lancée par un membre du conseil d’administration. Puis plus qu’une idée. Le journal affirme qu’Al-Ahli est déjà passé à l’action : un premier contact a eu lieu avec Ben Zekri, qui aurait donné son accord de principe. Feu vert initial, en attendant des discussions plus poussées dans les prochains jours.
L’Algérien ne manque pas de prétendants. Ancien coach d’Al-Shabab, il est déjà annoncé dans les radars de plusieurs clubs de Roshn League, dont Abha. Son nom circule, sa cote grimpe, et Al-Ahli veut frapper vite pour ne pas le voir filer ailleurs.
La piste Sergio Conceicao, sans avancée concrète
Ben Zekri n’est toutefois pas le seul profil étudié. Al-Maidan révèle que le Portugais Sergio Conceicao, ancien entraîneur d’Al-Ittihad, a également été proposé pour prendre les rênes de l’équipe.
Pour l’instant, cette option reste théorique. Aucune démarche officielle n’aurait été engagée par la direction d’Al-Ahli. Pas de discussions, pas de négociation ouverte, seulement un nom sur la table, une possibilité dans un marché des coachs devenu aussi animé que celui des joueurs.
Entre un technicien au style volcanique comme Conceicao et un profil déjà bien introduit dans le football saoudien comme Ben Zekri, le choix dira beaucoup de la direction que le club souhaite prendre.
Un projet déjà sous pression
Le cas Pusic illustre une réalité implacable : en Roshn League, le temps s’est raccourci. Les projets se veulent ambitieux, immédiats, sans marge pour le doute. Un 6-1 dans un mini-clasico, et tout bascule.
Al-Ahli a misé gros en début de saison, changé d’entraîneur, posé les bases d’un nouveau cycle. Moins de vingt matchs plus tard, ce cycle est déjà brisé. Les chiffres de Pusic ne le sauveront pas. La symbolique de la déroute face à Al-Shabab a tout emporté.
La question n’est plus de savoir s’il part, mais qui osera s’asseoir sur ce banc brûlant. Noureddine Ben Zekri acceptera-t-il de transformer son accord de principe en signature définitive, malgré les autres sollicitations ? Ou Al-Ahli tentera-t-il un coup d’éclat en relançant sérieusement la piste Sergio Conceicao ?
La saison, elle, ne va pas attendre. Et dans un championnat où chaque faux pas coûte cher, le prochain choix sur le banc pourrait décider bien plus que la simple fin de parcours de Marino Pusic.




