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Real Madrid ferme le mercato : pas de nouvelles recrues

L’été a été agité au Santiago Bernabeu. Nouveau patron sur le banc, vestiaire profondément retouché, mercato XXL… et pourtant, à l’approche de la dernière ligne droite, le Real Madrid vient de tirer un trait sur toute nouvelle arrivée.

Selon les informations de Jose Felix Diaz, relayées par Ruben Martin, la décision est tombée : aucun joueur ne rejoindra les rangs madrilènes avant la fermeture du marché, mardi 1er septembre à minuit. Rideau.

Un mercato déjà massif

Tout avait commencé par un coup de tonnerre : l’arrivée de Jose Mourinho. Le Portugais, de retour dans un club où chaque détail compte, a rapidement été suivi par une vague de recrues majeures, dessinant un Real profondément remanié.

Six signatures fortes ont déjà renforcé l’effectif : Marc Cucurella, champion du monde, Ibrahima Konaté, Bernardo Silva, Denzel Dumfries, Yan Diomande, ainsi que le jeune milieu Sergio Martinez, arraché à Racing Santander pour alimenter d’abord la Castilla.

Au cœur de ce mercato, un nom a tout écrasé : Yan Diomande. L’ailier ivoirien de 19 ans est devenu la recrue la plus chère de l’histoire du club, avec un transfert estimé à 140 millions d’euros bonus compris. Un pari colossal sur la jeunesse, symbole d’un Real qui n’hésite pas à investir massivement sur le futur tout en exigeant un impact immédiat.

Sergio Martinez, lui aussi âgé de 19 ans, s’inscrit dans une autre logique : celle de la formation interne. Il commencera avec la Castilla, mais son profil de milieu prometteur le place déjà dans le radar du staff pour les années à venir.

Des cibles manquées au milieu et en défense

Malgré cette activité frénétique, la direction sportive n’avait pas rangé les dossiers. Mourinho voulait encore deux pièces maîtresses : un milieu de tout premier plan et un défenseur central gaucher.

Le plan était clair. Au milieu, la priorité se nommait Rodri. Mais le scénario a tourné à la désillusion : le milieu espagnol a choisi de rejoindre le rival historique, le FC Barcelona. Un coup dur sur le marché, et un message fort dans la guerre d’influence entre les deux géants.

En défense, le technicien portugais avait ciblé Alessandro Bastoni, pilier de l’Inter Milan, pour apporter un pied gauche de haut niveau dans l’axe. Les discussions n’ont jamais abouti à un accord concret. Le dossier s’est éteint sans bruit, laissant Mourinho avec une ligne défensive renforcée, mais pas exactement comme il l’avait imaginée.

À la veille de la fermeture du marché, le constat est désormais net : les pistes au milieu et en défense sont rangées. Aucun nouveau visage ne franchira les portes de Valdebebas.

Marché fermé… mais pas dans le sens des départs

Si les arrivées sont officiellement stoppées, les sorties, elles, restent possibles. Le Real Madrid garde la porte entrouverte.

Le cas le plus sensible se nomme Eduardo Camavinga. Le club cherche une solution pour le Français, régulièrement associé à un départ vers la Premier League. Les rumeurs se sont multipliées, les contacts existent, mais un obstacle majeur persiste : le joueur ne veut pas partir. Camavinga résiste, attaché à son statut et à son avenir à Madrid, malgré un rôle qui ne semble plus central dans les plans de Mourinho.

Autre dossier, plus discret mais tout aussi révélateur : Raul Asencio. Formé au club, l’attaquant ne figure pas parmi les pièces maîtresses du projet du nouvel entraîneur. Le Real l’a placé sur la liste des joueurs disponibles pour un départ. Là encore, même scénario : le joueur ne se précipite pas vers la sortie, peu enclin à quitter le club qui l’a vu grandir.

À l’heure qu’il est, aucune de ces opérations n’est bouclée. Les prochaines heures diront si la volonté du club finira par s’imposer ou si la résistance des joueurs l’emportera.

Une chose, en revanche, ne fait plus débat : l’effectif de Jose Mourinho, dans le sens des arrivées, est figé. C’est avec ce groupe, renforcé par six recrues majeures mais privé de ses cibles finales au milieu et en défense, que le Real Madrid s’apprête à attaquer la saison. Reste à savoir si ce sera suffisant pour supporter la pression d’un club qui ne pardonne jamais l’échec.