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Gabriel Jesus rejoint le Barça pour 10 millions d'euros

Barcelone tient enfin son « 9 » : Gabriel Jesus débarque au Camp Nou pour 10 millions d’euros, arraché à Arsenal dans un deal express que personne n’avait vraiment vu venir. Quand la piste Julián Álvarez s’est définitivement refermée face au refus catégorique de l’Atlético de Madrid de négocier, tout laissait penser que le club finirait le marché sans avant-centre supplémentaire. Puis le nom de Gabriel Jesus est revenu sur la table. Comme un vieux dossier jamais totalement refermé.

Un vieux flirt entre Gabriel Jesus et le Barça

L’histoire entre le Brésilien et le Barça ne commence pas en 2024, ni même à Londres ou Manchester. Elle remonte à 2016, à São Paulo, à l’époque où Gabriel Jesus explosait avec Palmeiras et s’imposait déjà avec la Seleção.

À ce moment-là, le Barça est déjà là. Robert Fernández, alors directeur sportif, traverse l’Atlantique pour le voir jouer en direct. Le profil séduit, le potentiel saute aux yeux, et le club blaugrana se positionne. Mais l’attaquant est très courtisé. L’Europe entière le suit, les offres s’accumulent, les doutes aussi.

Le Barça tente alors une carte maîtresse : Neymar.

Les deux partagent le même vestiaire avec la sélection olympique brésilienne, en route pour les Jeux de Rio. Le contexte est idéal pour une opération séduction. Neymar, déjà star du Camp Nou, joue les ambassadeurs. Il parle du club, de la ville, de la vie.

Gabriel Jesus l’a raconté lui-même, plus tard, dans une interview : Neymar lui décrit Barcelone, insiste sur la douceur du climat, proche de celui du Brésil. De quoi le faire sérieusement hésiter. Il le reconnaît : ces arguments l’ont ébranlé, parce que le Barça reste une institution, une promesse de très haut niveau. Mais une question domine : où aura-t-il le plus de temps de jeu pour grandir vraiment ?

Quand Guardiola change tout

La réponse, à l’époque, ne s’écrit pas en Catalogne. Elle vient d’Angleterre. Et plus précisément d’un coup de fil.

L’« autre grand club » auquel pensait Gabriel Jesus, c’était Manchester City. Ce qui fait pencher la balance, ce n’est pas un discours institutionnel ni un simple projet sportif sur papier. C’est la voix de Pep Guardiola au bout du téléphone.

L’attaquant le dira sans détour : après cet échange direct avec Guardiola, il comprend que City le veut vraiment, qu’il sera au cœur du projet. Le choix se fait là. Barcelone reste au bord de la route, malgré Neymar, malgré le prestige, malgré les promesses. Gabriel Jesus file en Premier League et ferme, pour un temps, la porte blaugrana.

Huit ans plus tard, le rendez-vous manqué devient réalité

Huit ans plus tard, le décor a changé, les protagonistes aussi. Gabriel Jesus arrive de Arsenal, où il n’a jamais totalement disparu des radars mais où la concurrence et les blessures ont fini par limiter son impact. Le Barça, lui, n’a plus ni Neymar, ni Robert Fernández, ni le même contexte économique. Pourtant, les chemins finissent par se croiser.

Le transfert, évalué à 10 millions d’euros, ressemble à une opportunité de marché autant qu’à une correction du passé. Barcelone cherchait un avant-centre, sans marge de manœuvre énorme, et voyait la porte se fermer pour Julián Álvarez face à l’intransigeance de l’Atlético de Madrid. Quand l’option semblait enterrée, le club catalan s’est tourné vers un visage familier.

Cette fois, pas besoin de Jeux olympiques, pas de Neymar pour jouer les intermédiaires, pas de duel ouvert avec un Manchester City en pleine ascension. Gabriel Jesus arrive avec un vécu, un palmarès, une expérience du très haut niveau anglais et européen. Et surtout, avec cette sensation de boucle bouclée.

Le Barça, qui l’avait courtisé à 19 ans sans parvenir à le convaincre, l’accueille aujourd’hui dans un rôle différent, à un moment charnière de sa carrière. Le club n’a pas obtenu Julián Álvarez. Il récupère Gabriel Jesus.

La première tentative avait été emportée par un simple appel de Pep Guardiola. Cette fois, aucun coup de fil n’a détourné le Brésilien de la Catalogne. La question est désormais simple : ce rendez-vous manqué de 2016 peut-il devenir, en 2024, l’un des tournants de l’attaque du Barça ?