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Angleterre domine le Pakistan à Lord's : Robinson et Archer brillent

Lord’s a retrouvé son grondement. Sous un ciel changeant, l’attaque anglaise a déchiré la ligne de battue pakistanaise et offert aux locaux une avance massive de 261 points à la fin du deuxième jour du deuxième Test.

La queue anglaise donne le ton

La journée s’ouvrait avec une mission simple mais cruciale : arracher quelques runs de plus. Josh Tongue (30*), solide, et Gus Atkinson (45), entreprenant, ont fait bien mieux que ça. Les deux tailenders ont résisté, contré, frappé, ajoutant 47 runs précieux pour porter l’Angleterre à 290 dans ce premier innings.

Ce partenariat de fin de tableau n’a pas seulement gonflé le total. Il a changé l’atmosphère. Le Pakistan, qui espérait vite nettoyer la queue, s’est retrouvé à courir derrière le score avant même de prendre la batte.

Robinson retrouve son jardin

Une fois l’attaque anglaise de retour sur la pelouse, le ton a changé. Lord’s est devenu le théâtre d’un démantèlement méthodique. De retour sur son terrain fétiche, là où il avait déjà pris sept guichets face à la Nouvelle-Zélande en juin, Ollie Robinson a à nouveau imposé sa loi.

Lancé depuis le Pavilion End, il a trouvé longueur et mouvement avec une précision chirurgicale. Ses chiffres parlent d’eux-mêmes : 4 wickets pour 11 runs. Implacable. Le Pakistan n’a jamais vraiment respiré. Balles qui montent, lignes serrées, pression constante : les visiteurs ont cédé, un par un.

À ses côtés, Jofra Archer a apporté la vitesse, le tranchant, cette menace permanente qui force les erreurs. Ensemble, ils ont brisé la résistance pakistanaise en 37,2 overs à peine. Total : 110. Un effondrement net, brutal.

L’Angleterre trébuche, mais garde la main

Avec une telle avance, l’Angleterre est revenue à la batte en position de force, mais le scénario n’a pas été totalement à sens unique. Les premiers coups ont été hésitants, et le Pakistan a enfin trouvé un peu de mordant avec la balle.

Ben Duckett (1) est tombé rapidement, Jordan Cox (11) n’a pas duré beaucoup plus longtemps, et même Joe Root (24), pourtant en contrôle, a fini par céder. Trois wickets à l’intérieur de 16 overs : de quoi calmer les ardeurs locales et rappeler que ce Test n’est pas encore plié.

Sur la pelouse, la lumière déclinait, le rythme aussi. Au moment où le jeu commençait à se rééquilibrer, l’arbitre a tranché : lumière trop mauvaise, arrêt à 18h50. L’Angleterre fermait la journée à 81-3, mais avec toujours un coussin gigantesque : 261 runs d’avance.

Un samedi sous haute tension

Au retour, Gay (30*) et Harry Brook (7*) reprendront la batte, avec l’occasion de transformer cette domination en avantage irrattrapable. Le Pakistan, lui, n’a plus vraiment le droit à l’erreur. Il lui faudra des wickets rapides, une discipline parfaite, et un sursaut mental après ce 110 cauchemardesque.

L’Angleterre tient le match, la main sur la gorge de son adversaire. Reste une question : le Pakistan a-t-il encore les ressources pour s’extirper de l’étreinte, ou ce Test à Lord’s est-il déjà en train de lui glisser définitivement entre les doigts ?