Ally McCoist met en garde : Crystal Palace ne peut pas perdre Ismaila Sarr
Crystal Palace joue déjà gros, et le mercato n’est même pas encore refermé. Au cœur de la tourmente, un homme : Ismaila Sarr. L’ailier sénégalais pousse pour rejoindre Liverpool, et l’affaire commence à sérieusement inquiéter dans le sud de Londres.
Sur les ondes de talkSPORT, Ally McCoist n’a pas tourné autour du pot. Pour lui, laisser filer Sarr maintenant serait une faute professionnelle.
« Je ne le vois pas partir », a lancé l’Écossais dans l’émission talkSPORT Breakfast. « Je ne suis pas sûr que ce soit exactement ce dont Liverpool a besoin. Je pense juste que ce serait un désastre pour Palace s’ils le perdaient. »
Le mot est lâché : désastre.
Sarr pousse pour Liverpool, Palace résiste
Le décor est clair. Selon talkSPORT, Ismaila Sarr pousse pour un transfert à Liverpool avant la fermeture du marché. Les Reds le voient comme le successeur idéal de Cody Gakpo, courtisé par Manchester City.
Sarr n’en est plus au simple état d’esprit. Il est passé à l’acte symbolique : toutes les références à Crystal Palace ont disparu de son compte Instagram. Un geste fort, qui en dit long sur sa volonté de départ.
Problème pour lui : Crystal Palace n’a aucune intention de le laisser filer, encore moins à ce stade du mercato. Il lui reste trois ans de contrat, et le club entend s’en servir comme levier. La ligne est ferme, et McCoist les encourage à ne pas céder d’un pouce.
Pour l’ancien attaquant, la perte de Sarr bouleverserait l’équilibre offensif d’une équipe déjà en difficulté. Et du côté de Liverpool, son arrivée ne serait pas sans conséquences non plus.
Un casse-tête de luxe pour Iraola
Ally McCoist l’a souligné : recruter Ismaila Sarr donnerait à Andoni Iraola « un sérieux mal de tête » au moment de composer son onze. L’attaque des Reds est déjà dense, les options se multiplient, et la concurrence deviendrait féroce.
Et ce n’est pas fini. La situation se complique encore avec l’arrivée imminente de Bradley Barcola, que Liverpool s’apprête à faire venir de Paris Saint-Germain pour un montant pouvant atteindre 123 millions de livres. Une autre pièce offensive de poids dans un secteur déjà surchargé.
Dans ce contexte, la question n’est pas seulement de savoir si Sarr ferait du bien à Liverpool, mais où et comment il s’intégrerait dans un effectif en pleine inflation de talents offensifs.
Jeff Stelling, voix discordante
Face à McCoist, Jeff Stelling n’a pas partagé ce scepticisme. Le co-animateur de talkSPORT Breakfast voit au contraire Sarr réussir à Anfield.
« Je pense qu’il ferait du bien à Liverpool », a-t-il affirmé. Il a reconnu avoir été surpris par la progression de l’ailier depuis son arrivée à Palace : « Je ne m’attendais pas à ce qu’il explose comme ça, mais il l’a vraiment fait. »
Les chiffres lui donnent du crédit. Depuis son arrivée en provenance de Marseille en août 2024, Ismaila Sarr a inscrit 33 buts et délivré 10 passes décisives sous le maillot des Eagles. Des statistiques lourdes, qui ont accompagné deux moments historiques pour le club : une FA Cup et une Conference League remportées avec lui comme arme offensive majeure.
Un début de saison cauchemardesque sans Sarr
Et pourtant, cette saison, Sarr n’a pas encore joué une seule minute. Une blessure à l’aine le tient à l’écart, et son absence se lit déjà au tableau d’affichage.
Crystal Palace a démarré la Premier League par deux défaites. D’abord un revers 2-0 face à Everton. Puis une claque 4-1 infligée par Manchester City vendredi dernier. Deux matches, zéro point. Le club fait partie des quatre équipes toujours fanny après deux journées.
Pour Pierre Sage, la situation est limpide : son équipe a besoin de stabilité, de repères, et surtout de talent dans les derniers mètres. Exactement ce que Sarr apporte lorsqu’il est en forme.
Samedi, Palace se déplace à Fulham avec l’objectif de décrocher enfin sa première victoire de la saison. La pression monte déjà. Et une question plane sur ce déplacement comme sur tout le reste du mois d’août : Crystal Palace pourra-t-il vraiment se permettre de défendre sa survie en Premier League sans Ismaila Sarr… ou devra-t-il apprendre à le faire sans lui, pour de bon ?




